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Le Nouveau Centre 87 présentera trois candidat(e)s aux élections départementales de mars 2015. A savoir , Béatrice De Tienda en qualité de candidate titulaire sur le canton de Saint Yrieix ,Corinne Robert et Philippe Pauliat-Defaye en qualité de suppléants sur deux cantons de Limoges

 

 

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L’article ci-dessous explique avec clarté le choix du Président du Nouveau Centre .

Candidat malheureux à la présidence de l’UDI, l’ancien ministre de la Défense ne fera qu’un bref passage au Conseil national de son parti ce matin. A rebours de son ancien adversaire, Jean-Christophe Lagarde, et de son mentor, François Bayrou, il refuse d’appeler à voter PS pour le deuxième tour de la législative partielle du Doubs.
Eric DESSONS /JDD/SIPA

Marianne : Si vous étiez électeur dans le Doubs, pour qui voteriez-vous dimanche ?
Hervé Morin : J’ai toujours eu la même position à ce sujet. Pour moi, le front républicain apparaît pour beaucoup de nos compatriotes comme l’expression d’une connivence entre les partis, entre les familles politiques qui cherchent à conserver le pouvoir à tout prix. On ne peut pas déclarer que le Parti socialiste a mis la France à genoux et voter pour son candidat. On ne peut me soupçonner d’aucune connivence avec le FN. Mais avec le front républicain, on accrédite l’idée que la seule réelle alternative serait le FN. Donc, si j’étais électeur dans le Doubs, je voterais blanc.

Mais Jean-Christophe Lagarde, président de votre parti, a appelé à voter PS…
Jusqu’ici, je n’ai rien dit volontairement pour ne pas donner l’impression de poursuivre indéfiniment le même combat électoral. Mais encore une fois, c’est une position ancienne.

Vous pensez que Marine Le Pen peut accéder au pouvoir dès 2017 ?
Il y a encore trois ans, je pensais que c’était du domaine de l’impossible. Depuis quelques mois, j’estime que ce n’est pas improbable, tant le glissement du pays est frappant.

Aurez-vous le soutien de l’UMP pour les régionales en Normandie ?
Pour l’instant, je discute avec les parlementaires UMP normands. Je rencontre des acteurs sociaux et économiques de la région. J’essaie de faire valoir que ma notoriété m’amène à être connu dans toute la Normandie. Je porte l’idée de la fusion des deux régions depuis plus de dix ans. De par mon expérience d’ancien ministre, je suis en mesure de mener le chantier de la réunification et de faire renaître l’identité normande.

Jean-Christophe Lagarde a-t-il réussi le rassemblement à l’UDI ?
Je tiens à cette maison, et c’est pourquoi j’y reste.

Source : Journal Marianne 07 février 2015

 

 

« Suppression de la bourse au mérite pour les nouveaux bacheliers: une mesure profondément injuste et incompréhensible »
Décidée en 2013 par le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault, la suppression de la bourse au mérite pour les bacheliers vient d’entrer en vigueur.
Mise en œuvre au cœur de l’été, et passée totalement sous silence, les jeunes bacheliers 2014 qui ont obtenu la mention « très bien » auront la désagréable surprise d’apprendre qu’ils n’auront pas droit à cette aide à la rentrée.
Cette mesure est profondément injuste et incompréhensible.
Le Gouvernement justifie cette décision par la hausse, en parallèle, du budget alloué aux aides sociales. Mais cette suppression trahit l’esprit de notre école républicaine qui valorise l’effort, le travail et récompense le mérite sans distinction d’origines.
La bourse au mérite était un encouragement mais aussi une aide précieuse aux jeunes bacheliers qui entraient dans la vie étudiante. Cette dernière se précarise année après année. Une telle aide permettait de subvenir aux besoins essentiels de nos jeunes en termes de logement, de transport ou encore de frais scolaires.
Le Gouvernement porte ainsi un très mauvais coup à notre jeunesse. Alors que celle-ci était la priorité du quinquennat de François Hollande, nos jeunes deviennent les victimes d’une austérité aveugle et incompréhensible.
Notre école a besoin d’une réforme profonde, permettant à chacun des élèves d’apprendre et progresser quelle que soit son origine sociale. Par idéologie, le Gouvernement a préféré sacrifier la récompense du mérite pour ne tenir compte que du seul critère des origines sociales. Cette décision est une très mauvaise nouvelle pour notre école et pour notre jeunesse.

Hervé Morin (UDI) veut « repasser aux 39 heures »


 
  morin ()

Le député UDI de l’Eure cible « 4 ou 5 sujets majeurs pour revenir au plein emploi« . Au micro de Christophe Bordet ce matin sur Sud Radio, Hervé Morin a détaillé ce qui pourrait s’apparenter à un projet présidentiel : priorité donnée à la formation et l’éducation pour faire échec à l’illettrisme, baisse de la fiscalité des entreprises – notamment de l’impôt sur les sociétés des PME lorsqu’ils sont réinvestis -, baisse des dépenses publiques, allègement du droit du travail qui doit « être beaucoup plus simple, beaucoup plus flexible« . Il juge nécessaire de « repasser aux 39 heures« , une décision qui serait couplée à la baisse des charges salariales pour fournir aux employés un « 13e mois« .

Ces réformes centrées sur le marché du travail devraient être adoptées « lors des six premiers mois » de la nouvelle présidence, en 2017. Le centriste imagine faire siéger « le Parlement jour et nuit » pour y parvenir, ayant recours aux « ordonnances« . Et en cas de difficultés, le Président organiserait un référendum.

Hervé Morin veut faire de l’UDI « une alternative à l’UMP et au PS« , en « capacité » de présenter un candidat à la présidentielle. Il a cependant invoqué un devoir « de responsabilité » face au spectre de voir Marine Le Pen qualifiée pour le second tour.

 
CONSEIL NATIONAL DE L’UDI
Samedi 14 juin 2014
Discours d’Hervé MORIN
Président du Conseil national
 
Seul le prononcé fait foi

Mes chers amis,

Pour rédiger mon discours, je cherchais dans notre histoire, récente et moins récente si nous avions déjà été confrontés à une situation semblable : un abîme de morosité et de pessimisme dans une société qui a perdu ses repères et sa confiance et enfin la tentation de la régression nationale.
1992-1993 par exemple, la fin des années Mitterrand, la déliquescence du parti socialiste dans les affaires Pelat/Tapie, le gang des Safranes, des ministres qui ne pouvaient plus sortir de leurs ministères pour aller en province de peur de se faire chahuter, une économie atone. Beaucoup de similitudes donc mais avec une différence de taille. L’opposition était en état de marche. Le RPR et l’UDF étaient là pour assurer l’alternance.

Alors remontons un peu plus loin dans notre histoire politique : 1958. Oui une vraie crise de régime, l’hallali d’une IVème République à l’agonie. L’impuissance de l’Etat et des institutions bancales emportées par la décolonisation. Comme aujourd’hui aussi des finances en mauvais état. Mais là aussi il y avait une différence de taille avec ce que nous vivons aujourd’hui. On avait la croissance, et une croissance à 5% : On avait le plein emploi ! On avait les trente glorieuses ! On construisait l’Europe autour des idées centristes ! On avait des projets plein les cartons qui ont été souvent à tort attribués à la Vème.

Non, vous voyez notre référence pour cette tension démocratique, économique et morale autant que sociale, je dirais c’est plutôt 1934, les affaires avec Stavisky et consorts, les ligues d’extrême-droite qui défilent la canne-épée à la main, la montée des nationalismes, le chômage, la démocratie aux abonnés absents, et la République qui vacille.
On se dit toujours : mais ça ne peut pas arriver. La Vème République est trop solide. Les gens ne laisseront pas faire. Ils réagiront. Je pense qu’à cette époque beaucoup se disaient cela aussi. Et puis un jour de 1940 c’est le vote des pleins pouvoirs à Pétain par une majorité de députés républicains. Et puis un autre jour c’est le putsch des généraux. Et puis un autre jour le Général doit se rendre à Baden pour s’assurer de la confiance des armées. Et on voit alors qu’une démocratie peut vaciller, que la nature humaine peut préférer l’autorité à la liberté, d’autant que beaucoup de nos compatriotes rêvent aujourd’hui de foutre le système par terre.

Oui il est là le sujet et nous devons réagir. Faut-il une 6e République ? Un jour pas si lointain, il faudra se poser la question. Que faire d’un pouvoir qui est une illusion d’efficacité et une réalité de médiocrité ? Ces préfets, ces recteurs, ces directeurs d’administrations centrales, le doigt sur la couture du pantalon mais dont toutes les décisions ne font qu’un clapotis pour nos compatriotes sur l’océan de la mondialisation. Un système incapable de se réformer qui compense en produisant de la norme. Que faire de ce système quasi monarchique qui dégénère, corrode, corrompt notre démocratie ? Que faire de cette élection présidentielle qui rend complètement dingo la classe politique française ? Que faire d’un mode de scrutin qui à l’Assemblée nationale donne à deux partis qui font 35 à 40% des voix la quasi-totalité des sièges ?

Quelques-uns ici, j’en suis sûr, vous allez me dire «  tu as raison Hervé mais l’essentiel c’est le chômage, la dette, les salaires, ce ne sont pas les institutions ? ». Et bien vous voyez, ce n’est pas mon avis. Moi je crois qu’il y a un lien très fort entre la déréliction de nos institutions et notamment cette folie de l’élection présidentielle et notre incapacité à reformer et à remettre notre pays dans la bonne direction. Regardez l’Allemagne, il y a bien un lien entre la tempérance et l’équilibre de son système parlementaire et ses résultats économiques ? Oui, même si c’est compliqué car je sais l’attachement des gens à l’élection présidentielle, il faut dire aux Français que la restauration de l’économie, notre capacité à gérer la transition de notre pays vers le monde nouveau, la prise en main des 4 -5 grands sujets majeurs de ce début de siècle passe par une révolution institutionnelle : une VIème République combinant régime parlementaire et fait majoritaire comme le prévoyait la Vème République avant l’attentat du Petit-Clamart et la révision de 1962. Sans changement démocratique profond, on n’arrivera à rien je vous le dis.

Aujourd’hui l’élection présidentielle est devenue non plus le grand rendez-vous démocratique de notre pays mais le grand rendez-vous démagogique.  Un immense jeu de farces et attrapes pour quelques gogos qui y croient encore. Et je mets un petit coup de 75% de taxation, une petite dose de fonctionnaires avec 60.000 enseignants, un petit zeste d’écologie avec la fermeture de Fessenheim et voilà le programme, un programme sans cohérence, suintant la démagogie par tous ses pores. Un programme dont évidemment pas une seule des promesses ne se réalisera. Et pendant ce temps, on accuse Marine Le Pen d’avoir un projet qui ne tient pas la route. C’est vrai mais commençons-nous par balayer devant notre porte !
Voilà la réalité de la Démocratie française.

Et voilà pourquoi cette gravité aujourd’hui. Ne soyons pas ceux qui savaient et qui n’ont rien fait. Ne soyons pas ceux qui pouvaient et qui n’ont rien fait. Le PS est en lambeaux, l’UMP est en charpie, mais nous centristes nous sommes debout, vivants, résolus et porteur d’espoir. Oui heureusement il reste l’UDI pour dire non au Front National, oui à la démocratie et oui aux Etats Unis d’Europe – ce qui doit nous mobiliser, c’est de devenir une alternative aux autres partis qui n’écoutent plus, ne voient plus, ne gouvernent plus. C’est aux yeux des Français une force alternative crédible.
Notre formation politique est toute jeune. Et pourtant elle est là, seule au milieu d’un champ de ruine, seul parti démocratique rescapé de ce grand naufrage des européennes.
 
Et, mes chers amis, cette situation nous impose plus que jamais un devoir de responsabilité.
Notre première responsabilité c’est de renforcer notre parti. Qu’est-ce que ça veut dire renforcer notre parti ? C’est tout simple, cela veut dire respecter les 3 lettres de notre mouvement, U D I, Union   Démocrates    Indépendants.
Oui, nous avons grandi si vite qu’il est bon de se rappeler ce que veulent dire ces trois lettres.

L’Union d’abord. Beaucoup en doutait – vos savez les fameuses grenouilles qui n’arrivent pas à rester dans la brouette – et pourtant nous l’avons réussie. Cinq partis politiques fondateurs aujourd’hui beaucoup plus unis qu’on ne le dit car ils savent que leur avenir propre est intimement lié à la construction de l’UDI, et des adhérents de plus en plus nombreux, des jeunes beaucoup, qui veulent d’abord un grand parti du centre capable d’incarner une alternative. Tout cela nous le devons à Jean-Louis qui savait arranger les bidons avec un talent sans égal.

Cet esprit unitaire, je vais vous dire, c’est notre bien le plus précieux, il est plus précieux que tous les statuts et toutes les déclarations. Alors surtout gardons-le et renforçons-le.

D comme démocrates. Et appliquons déjà ce mot à nous-mêmes avant d’accuser les autres. Vous déciderez bientôt qui succèdera à Jean-Louis Borloo à la présidence de l’UDI. L’élection du mois d’octobre sera capitale dans le contexte de déliquescence démocratique que je vous ai décrit. L’UDI doit être exemplaire dans son fonctionnement interne. Respect des statuts. Respect de notre charte. Campagne interne propre. Election la plus transparente possible de notre président ou de notre présidente. Et surtout, évidemment, rassemblement immédiat derrière lui ou elle sitôt son élection.  Mes chers amis, octobre sera un moment de vérité dont vous devez être les garants ; si nous ne respectons pas nos règles, je vous le dis, c’est toute notre union qui sera menacée car dès lors plus personne ne sera engagée sur rien. Tout redeviendra comme du temps d’avant l’UDI et, en moins de 6 mois, je vous le garantis ce sera l’OPA assurée, de l’UMP ou du Modem ou des deux à la fois sur notre formation. Et puis je vais vous dire, si nous ne sommes pas capables de gérer parfaitement ce moment démocratique interne, comment pouvons-nous espérer pouvoir gérer ensemble des questions beaucoup plus lourdes qui se poseront à nous en 2015/2016 comme la satanée élection présidentielle, ou celle des conditions de notre alliance ?

I comme Indépendants justement. Certains aussi y voyaient une faiblesse. C’est au contraire notre force. Dans un monde complexe, les pensées convenues échouent alors que les esprits libres et indépendants réussissent. Les organisations caporalistes, les partis casernes, ce n’est pas fait pour nous !
Indépendants, ça veut dire aussi quelque chose de très simple. Nous ne sommes pas dyslexiques. UDI ne veut pas dire UMP pas plus aujourd’hui que demain. Je dis cela parce que j’ai entendu le chant des sirènes d’Alain Juppé ou Jean-Pierre Raffarin. Voyons-nous, parlons nous, faisons enfin le grand parti de droite et du centre. C’est 2002 le retour. Ils nous refont le coup « des carottes et des petits pois ». Et bien « même pas en rêve Alain » comme dit ma fille aînée ! Vous les avez vus vous les centristes à l’UMP ? Regardez leurs présidents depuis 2002 : Juppé, Sarko, Devedjian, Bertrand, Copé, et demain re Juppé ou re Sarko. Ils sont où les centristes ?! Regardez les successeurs possibles : Fillon RPR, Pécresse RPR, Bertrand RPR, Wauquiez RPR, Baroin RPR, Le Maire RPR, NKM RPR… je m’arrête.

Et ne vous trompez pas, l’UMP n’est pas en train d’exploser et n’explosera pas.
Elle n’explosera pas, pas plus que le PS n’a explosé dans ses pires moments, car les uns et les autres savent que sous la Vème république, le système leur garantit l’accaparement du pouvoir national et local. Ce à quoi vous assistez est juste un phénomène de décomposition-recomposition classique d’un parti dominant au lendemain d’un échec politique. Les Français ont assisté exactement au même phénomène 5 ans plus tôt à gauche. Et puis vous connaissez cette phrase de Tocqueville : « en politique, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés ».

Alors, le grand parti du droite et du centre je vais vous dire ce que c’est pour moi dans l’avenir : c’est très simple, c’est l’UMP d’un côté et l’UDI de l’autre. Oui, chacun chez soi et les vaches seront bien gardées, dit-on chez moi en Normandie. Ce qu’il nous faut, c’est un grand parti de droite fort et un grand parti du centre fort et non pas un parti obèse, tellement sans architecture qu’il devient difforme, pas un parti Albatros que ses ailes de géant empêchent de marcher. Et notre but sera clair, je vous le dis : 1. Peser suffisamment dans la majorité de 2017 pour forcer l’UMP à signer un contrat de gouvernement avant l’élection 2. Réussir à leur passer devant aux législatives de 2022. L’UDI comme l’UDF ne se fera pas en un jour mais dans plusieurs années rien n’est impossible, j’en suis sûr.

Et j’oubliais, indépendants veut dire aussi indépendants du Modem. Nous avons fait un cartel électoral. Très bien. Maintenant que fait-on ? Y-a-t-il un chemin entre d’un côté la petite aventure extra conjugale d’une nuit et de l’autre le mariage en grandes pompes dans les salons du château de Pau ? A vrai dire je ne sais pas. Il y a une ligne de crête à rechercher. Il faut en débattre tous ensemble, démocratiquement. Non pas passer par pertes et profits ce que nous avons construit ensemble, notamment pour les Européennes, mais continuer à dialoguer, à débattre ensemble des grands sujets pour partager des solutions communes. Ni plus ni moins pour le moment, et nous verrons bien après ces forums communs, ces séminaires communs si nous en sommes au moment de l’emballage final. Avec le Modem nous n’avons pas besoin d’un énième organigramme. Je vous propose simplement qu’on réfléchisse, travaille ensemble sur les grands sujets qui traversent la société française.

Unis, démocrates, et indépendants ! Ce doit être notre feuille de route pour l’UDI. C’est aussi notre responsabilité : préserver l’unité de notre famille politique dans le respect de nos différences, être en première ligne des démocrates contre l’extrémisme et pour la défense de nos libertés, porter l’idée de responsabilité et de liberté d’entreprendre, défendre l’indépendance de parole et de pensée de chacun des adhérents de l’UDI et de l’UDI tout entier. Le défi effraie si l’on est seul. Il motive quand on sait que toute une équipe et des milliers de militants sont à vos côtés pour le relever.

Y aura-t-il un centriste aux présidentielles ? Ma conviction est qu’il faut tout faire pour en avoir un. Mais tout faire ne veut pas dire faire n’importe quoi. Je suis sûr de deux choses concernant cette candidature centriste. La première c’est que si la présidence de l’UDI devient une affaire personnelle autour de la présidentielle, l’UDI sera morte. La présidence de l’UDI ne se résume pas l’élection présidentielle. Ce n’est pas la même étape. Il ne faut pas confondre mettre un parti en capacité de présenter un candidat pour la présidentielle, ce qui est le job du futur président de l’UDI, et ensuite décider collectivement d’une candidature et des moyens de sa sélection. Ce sont deux étapes distinctes, différentes. La seconde chose que je sais, c’est que le poids du Front National nous imposera de regarder les choses avec lucidité en posant 3 questions. A-t-on un candidat crédible ? Risque-t-on de faire éliminer notre camp du 2nd tour ? Quelle capacité a-t-on de peser dans le cadre des primaires afin qu’à l’issue des législatives nous soyons incontournables pour la majorité ? Avoir les clés au parlement, ce doit être notre objectif essentiel. En clair, assez de députés pour qu’aucune majorité ne se fasse sans nous. A ce jour, je n’ai aucune réponse à ces trois questions mais elles me semblent essentielles. Si on les perd de vue, c’est l’UDI qu’on perd de vue.

Vous le savez bien, la politique n’est pas un système stable mais un processus permanent de transformation. L’UDI a besoin d’un visage, vous déciderez bientôt lequel. Elle a besoin d’un projet, nous le construirons ensemble. Elle a besoin d’un élan, il est ici dans cette salle. Vous l’incarnez et il ne s’arrêtera pas.

  » En juillet 2012, nous appelions le Gouvernement et sa majorité à poursuivre, avec force et conviction, le Grenelle de l’Environnement qui avait permis d’engager un formidable mouvement de reconversion de notre industrie, de nos métiers et de nos savoir faire.

Deux ans plus tard, force est de constater que nous n’avons pas été entendu.              

Le contenu tout comme l’arrivée chaotique, après des reports successifs et des mois de tergiversations, du projet de loi sur la transition énergétique en sont des témoignages flagrants. En effet, les mesures annoncées ce matin par la Ministre de l’Ecologie ne sont pas de nature à arrimer la France dans l’ère de la croissance verte, pari pourtant gagnant pour les salariés, pour les entreprises et pour les territoires. Des leviers essentiels tant dans la réduction de la facture énergétique de la Nation qu’en terme de créations d’emplois sont en effet passés aux oubliettes : on pense notamment à la rénovation thermique des bâtiments publics ou au développement des infrastructures de transport durable, au delà de la question des véhicules électriques.              

Cette absence d’ambition est à mettre en parallèle avec la baisse drastique des crédits budgétaires de l’écologie dans le cadre du projet de loi de finances rectificatif ou bien encore avec la valse incessante des ministres de l’Ecologie qui sont tout autant des signes du manque de volontarisme politique affiché depuis 2 ans par l’exécutif à l’endroit de l’écologie et de la croissance verte. Nous regrettons que ce manque de volontarisme ait fait perdre tant de temps à la France sur la route de l’indispensable transition énergétique du pays, notamment dans le domaine des énergies renouvelables que la précédente majorité avait considérablement encouragées (en 2 ans : + 600% du solaire photovoltaïque, + 92% de la production éolienne). » déclare Philippe Vigier, Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale. 

Le Gouvernement demande au Parlement de se prononcer sur le redécoupage, les modes de scrutin et le calendrier sans que soient tranchées les questions primordiales que sont les compétences et les ressources fiscales.

Alors que les deux projets de loi sur la réforme territoriale ont été présentés aujourd’hui même en Conseil des ministres, le groupe UDI par les voix de Philippe Vigier, Président, et de Michel Piron, député de Maine-et-Loire, regrette que le Gouvernement, au terme d’une démarche quelque peu désordonnée, demande au Parlement de se prononcer sur le redécoupage, les modes de scrutin et le calendrier sans que soient tranchées les questions primordiales que sont les compétences et les ressources fiscales.

 « Cette réforme nécessaire ne sera utile qu’à plusieurs conditions. Elle devra :être générale et concernée l’Etat tout autant que les collectivités territoriales; permettre une meilleure efficacité de l’action publique à moindre coût; mettre fin à l’enchevêtrement des structures existantes en les simplifiant afin d’être lisibles pour nos concitoyens tenir compte des spécificités territoriales en permettant des réponses diversifiées et accepter enfin une logique décentralisatrice respectueuse de la subsidiarité entre Etat, Régions et autres collectivités.

De plus, nous regrettons que le Gouvernement, au terme d’une démarche quelque peu désordonnée, demande le Parlement de se prononcer sur le redécoupage, les modes de scrutin et le calendrier avant même que soient tranchées les questions primordiales que sont les compétences et les ressources fiscales.

Nous souhaitons ardemment que le Gouvernement prenne enfin conscience de la nécessité d’entreprendre une réforme ambitieuse qui permette d’inscrire la France de plain-pied dans la construction d’une Europe des territoires, en laissant maintenant le Parlement prendre toute sa place dans le débat.«  déclarent Philippe Vigier et Michel Piron.

 

Mercredi noir à la SNCF,  une mobilisation démesurée et déconnectée des véritables enjeux

 

Philippe Vigier, Président du groupe UDI  à l’Assemblée nationale et Bertrand Pancher, porte-parole sur le projet de loi portant réforme ferroviaire s’étonnent de l’ampleur de la grève nationale dans les chemins de fer ainsi que des nombreuses reconductions déjà prévues.

 

La mobilisation, particulièrement élevée, paralyse notre pays et pénalise des millions d’usagers. Cette méthode, déjà discutable, est disproportionnée et incompréhensible face aux enjeux réels de la réforme ferroviaire.

 

Philippe Vigier et Bertrand Pancher tiennent à rappeler que le projet de loi relatif à la réforme ferroviaire, examiné la semaine prochaine par l’Assemblée nationale, n’accélère en aucun cas la préparation de la France à la concurrence, comme le laissent pourtant entendre différents syndicats depuis plusieurs jours.

 

Pour le groupe UDI, cette ouverture à la concurrence reste fondamentale pour gagner en compétitivité mais aussi pour construire une alternative durable à la route. Elle pourrait également être l’une des pistes à privilégier vers la réduction drastique de la dette de notre système ferroviaire qui s’élève aujourd’hui à 40 milliards d’euros. En l’absence d’une réforme rapide, le déficit structurel annuel pourrait passer de 1,5 milliards d’euros à  près de 3 milliards d’euros. 

 Par ailleurs, ce projet de loi ne remet absolument pas en cause le statut des cheminots, et ne compte pas non plus sacrifier leurs acquis sociaux. La crainte des syndicats quant à la réforme ferroviaire semble donc être assez floue et surtout peu justifiée.

 Cette réforme ferroviaire, certes peu ambitieuse et encore perfectible sur de nombreux points, reste cependant primordiale pour la survie du rail français.

Le projet de loi de finances rectificative :

le Gouvernement prend acte de l’échec de sa politique économique depuis le début du quinquennat

 Avec la présentation du projet de loi de finances rectificative ce matin, le Gouvernement prend acte de l’échec de sa politique économique depuis le début du quinquennat.

Alors que le candidat Hollande promettait pendant la campagne présidentielle de ramener le déficit de la France à 3% en 2013, celui-ci a explosé au fil des mois et des erreurs tant du Gouvernement que sa majorité. Il atteint 3,8% en 2014, au prix toutefois de coupes aveugles dans les crédits d’investissements et d’une hausse sans précédent des prélèvements obligatoires, sans qu’aucune réforme structurelle n’ait été engagée.

Sur le front des recettes, alors qu’il manquait 14,6 milliards d’euros au budget de l’Etat pour 2013, la situation se répète en 2014, conséquence du matraquage fiscal imposé aux ménages et aux entreprises depuis maintenant deux ans. La baisse de l’impôt sur le revenu pour 3,7 millions de ménages ne fera pas oublier la refiscalisation des heures supplémentaires pour plus de 9,5 millions de salariés, décidée dès le début du quinquennat, et les deux années d’injustice qui ont suivi. Au contraire, alors que rien n’est prévu pour réformer notre fiscalité en profondeur, cette mesure ne fera que pénaliser encore plus les classes moyennes, qui seront mises à contribution pour la financer.

Pour Philippe Vigier, Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale : «Les incessantes hausses d’impôts ont abouti à l’échec des politiques gouvernementales conduites depuis mai 2012.

Par ce collectif budgétaire, le Gouvernement reconnait définitivement deux années d’erreur. Pour autant, il continue d’ignorer l’urgence économique et sociale qui passe par une baisse immédiate et massive des charges tant salariales que patronales, pour restaurer la compétitivité des entreprises et redonner du pouvoir d’achat aux ménages. Ce n’est que par ce chemin que la France retrouvera la confiance, gage de la croissance ».

Le Président ne s’engage pour l’Europe qu’au lendemain des élections européennes et n’entend toujours pas le message des Français

 « Je regrette, qu’à aucun moment, le Président de la République n’ait pris sa part de responsabilité dans l’analyse des résultats des élections européennes. Il a su nous parler de la défiance à l’endroit de l’Europe, des partis politiques et de la politique, sans jamais s’interroger sur le poids de ses propres errements sur cette grave crise de confiance. Je déplore aussi que le Président ne s’engage pour l’Europe qu’au lendemain des élections européennes pour nous rejouer le coup de la réorientation de l’Europe qui déjà en 2012, lors de la campagne présidentielle, avait contribué à fragiliser, chez les Français, le sentiment d’adhésion à l’Union européenne. Pour le reste, le Président n’a pas entendu la détresse des Français et continue de fermer les yeux sur leurs attentes. Cinq mois après les annonces sur le pacte de responsabilité et de solidarité, François Hollande s’est contenté de nous en décrire à nouveau les contours. Pourtant, la nécessité d’engager une vraie bataille pour l’emploi, de redonner du pouvoir d’achat aux ménages et de la compétitivité aux entreprises exigeaient une accélération de son calendrier » déclare Philippe Vigier, Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale. 

CALENDRIER

24 février 2014: Vœux du Nouveau Centre 87
3 février 2014 : Conseil municipal de Limoges

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