Corinne ROBERT 20140411

Corinne Robert ,avocate ,conseillère municipale Nouveau Centre de Limoges, représente le passé , le présent et l’avenir du Nouveau Centre en Haute Vienne . Le passé car elle fût l’une des premières à adhérer au Nouveau Centre lors de la création de notre parti en 2007. Le présent car elle est aujourd’hui une conseillère municipale et une militante active. Enfin le futur car elle est prête à continuer son action et à l’amplifier au sein du Nouveau Centre et de l’UDI .

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Hervé Morin (UDI) veut « repasser aux 39 heures »


 
  morin ()

Le député UDI de l’Eure cible « 4 ou 5 sujets majeurs pour revenir au plein emploi« . Au micro de Christophe Bordet ce matin sur Sud Radio, Hervé Morin a détaillé ce qui pourrait s’apparenter à un projet présidentiel : priorité donnée à la formation et l’éducation pour faire échec à l’illettrisme, baisse de la fiscalité des entreprises – notamment de l’impôt sur les sociétés des PME lorsqu’ils sont réinvestis -, baisse des dépenses publiques, allègement du droit du travail qui doit « être beaucoup plus simple, beaucoup plus flexible« . Il juge nécessaire de « repasser aux 39 heures« , une décision qui serait couplée à la baisse des charges salariales pour fournir aux employés un « 13e mois« .

Ces réformes centrées sur le marché du travail devraient être adoptées « lors des six premiers mois » de la nouvelle présidence, en 2017. Le centriste imagine faire siéger « le Parlement jour et nuit » pour y parvenir, ayant recours aux « ordonnances« . Et en cas de difficultés, le Président organiserait un référendum.

Hervé Morin veut faire de l’UDI « une alternative à l’UMP et au PS« , en « capacité » de présenter un candidat à la présidentielle. Il a cependant invoqué un devoir « de responsabilité » face au spectre de voir Marine Le Pen qualifiée pour le second tour.

« Ma volonté pour l’UDI »
Déclaration de candidature à la présidence de l’UDI

Lundi 23 juin 2014

 
Mesdames et Messieurs, chers Amis,
 

 
J’ai annoncé ma candidature à la présidence de l’UDI par un courrier adressé aux membres du Comité exécutif hier soir et je souhaitais, par cette rencontre, préciser un certain nombre de choses.
Je mesure pleinement les responsabilités et les difficultés de la charge à laquelle je me porte candidat : aussi bien du point de vue de la situation interne de l’UDI que de la situation de notre pays.
 
Pour l’UDI, l’enjeu est selon moi de deux ordres.
 
Le premier est à succéder à Jean Louis Borloo. Ce n’est pas le plus simple, c’est clair. Grâce au travail qu’il a mené pendant près de deux ans, les centristes ont retrouvé une maison commune, une densité politique aussi, et surtout, ils peuvent maintenant s’imaginer non seulement un futur mais aussi un avenir.
 
Je m’engage bien sûr à poursuivre et à amplifier ce travail. Avec un objectif très simple : faire de l’UDI un vrai parti de gouvernement capable de construire autour de lui une majorité d’idées.
 
Qu’est-ce que cela veut dire concrètement être un parti de gouvernement ? C’est simple. C’est constituer une véritable alternative. Aujourd’hui, l’UDI est un nom, une marque qui commence à être bien installée dans le paysage politique – je vous rappelle que nous avons repris 53 villes de plus de 20.000 habitants sur les quelques 150 reprises par l’opposition et qu’avec le Modem, sans renier notre engagement européen, nous avons fait un bon score aux Européennes. C’est bien, inespéré même en moins de deux ans, mais nous n’incarnons pas encore aux yeux des Français une alternative. C’est cela le défi du futur Président de l’UDI. Et pour le devenir, cela suppose notamment de répondre à une série de questions.
 
Faut-il plus d’intégration dans nos structures ? Comment faire vivre nos fédérations en dehors des contextes d’élection ? Comment mieux débattre pour construire notre projet ? Comment préparer les hommes et les femmes qui auront mission de faire vivre et de mettre en œuvre notre projet politique ? Comment mieux associer les jeunes qui s’impliquent beaucoup ? Toutes ces questions, et d’autres, j’y répondrai durant la campagne si nous voulons faire de l’UDI un parti de gouvernement.
 
D’ores et déjà, afin d’être en mesure d’assurer l’unité de notre parti, je m’engage à démissionner de la présidence du Nouveau Centre dans l’hypothèse où je serais élu.
 
Et puis se pose bien sûr la question des présidentielles de 2017. Vous m’imaginez dire « l’UDI doit être un parti de gouvernement » et ignorer cette échéance. Ce serait malhonnête voire irresponsable. Donc, c’est bien clair pour moi, nous devrons tout faire pour y être présents. Mais tout faire ne veut pas dire faire n’importe quoi. Et être présent, ne veut pas dire être présent n’importe comment.
 
Mettre un parti en capacité de présenter un candidat pour la présidentielle et ensuite décider collectivement ou non d’une candidature sont deux étapes distinctes. La première est notre devoir, la seconde fait partie des options.
 
Si je suis président, l’UDI ne sera pas le responsable d’un nouveau 21 avril et encore moins d’un 21 avril à l’envers. Le poids du Front National nous impose de regarder les choses avec lucidité et responsabilité.
 
Donc je me répète, deux questions distinctes, deux périodes séparées, deux temps différents. La première nous bâtissons un projet, nous faisons en sorte d’être réellement différent de l’UMP et sur la forme et sur le fond, nous sommes destinés à être ensemble mais nous sommes différents. Dès lors, il devient logique pour les Français que nous ayons un candidat à l’élection présidentielle. Mais logique ne veut pas dire obligatoire. C’est pourquoi il y a cette seconde étape du choix collectif. En aucun cas, le futur président de l’UDI ne devra mener une aventure personnelle. Je prends cet engagement car je suis d’autant plus fondé à le dire que je sais de quoi je parle. La responsabilité première du président de l’UDI n’est pas d’être candidat mais de mettre en place un mode de décision collectif sur le fait d’y aller ou pas et sur le candidat ou la candidate à designer. C’est pour moi un engagement clair que j’affirme et que je tiendrai dans l’hypothèse où je suis élu.
 
Ce qu’il faut pour notre famille et pour l’UDI, et quoiqu’il arrive c’est dans tous les cas, qu’aucune majorité ne se fasse sans nous, qu’aucune loi ne puisse être adoptée sans notre accord et que nos idées soient enfin respectées.
 
Etre un parti de gouvernement, c’est donc, je l’ai dit, être capable de construire un projet de gouvernement réellement efficace et différenciant. Cette mission est d’autant plus cruciale que le PS est et restera exsangue et que l’UMP n’est plus qu’une addition d’écuries présidentielles. Des lors, l’UDI doit être prête à redresser la France.
 
Je voudrais d’abord que l’UDI soit le parti qui réussisse à convaincre les Français que notre constitution n’est plus la bonne. Oui, je crois que la Ve république est à bout de souffle et oui je crois qu’il y a un lien très fort entre la déréliction de nos institutions, à commencer par cette folie de l’élection présidentielle, et notre incapacité à reformer et à remettre notre pays dans la bonne direction. A l’inverse, je crois que les institutions allemandes parlementaires et fédérales comptent beaucoup dans la réussite économique de notre voisin.
 
Je voudrais aussi que l’UDI soit le parti qui fasse vraiment entrer la France dans la mondialisation. Regardons le scénario pathétique de la SNCF : des syndicats qui s’opposent à ce pourquoi il s’était battu et avait fait grève il y a 15 ans ; des millions de Français pris en otage par quelques centaines de grévistes pour des motifs aussi obscurs que politiques – l’extrême-gauche et la CGT qui règlent leurs comptes avec le PS – et au fond le vrai sujet, la préservation de leur statut. Et je vous pose seulement une question : qu’est-ce qui motive au fond en 2014 un tel statut dérogatoire pour les agents de la SNCF ? Est-ce une nécessité pour le service public ? Est-ce une juste contrepartie comparé à ce que vivent les Français dans leur travail quotidien ? Est-ce enfin un modèle pour lequel il faut se battre pour qu’il soit généralisé afin d’améliorer la performance globale de l’économie française ? Les questions ainsi posées rendent je crois la réponse évidente…
 
Tout cela en dit long sur l’impératif de pédagogie qui s’impose aux politiques français. Sans une pédagogie inlassablement répétée, nous ne réussirons pas à faire évoluer le modèle français. Et d’ailleurs tout cela renvoie à la question de l’élection présidentielle où on se fiche de la cohérence du projet et où la démagogie n’a pas de limite. Et d’ailleurs les difficultés des socialistes aujourd’hui sont directement liées au fait que François Hollande a raconté un autre film que celui qu’il joue aujourd’hui.
 
Mon deuxième défi est de faire de l’UDI le parti de la confiance et de la confiance retrouvées, donc le parti de l’emploi.
 
« Sans changement de politique économique, sans présentation d’une stratégie économique crédible (…) la France dans trois ans, c’est 3 millions de chômeurs, 3-4% de déficit, une dette à 100% du PIB, des jeunes très diplômés qui continuent de s’installer à l’étranger ». Ces propos ne sont pas de moi mais de la nouvelle conseillère économique de François Hollande, une sorte d’économiste humanitaire pour ainsi dire… En tout cas, je n’ai rien à enlever à ses propos. Je pense juste qu’elle aurait dû nous rejoindre à l’UDI plutôt que de rejoindre l’Élysée.
 
L’UDI doit être aussi le parti de la cohésion sociale. En aucun cas, nous ne devons opposer l’économique au social. Les ressources humaines doivent être au cœur de toute action publique.
 
L’UDI doit être le parti de l’écologie responsable. Nous devons miser sur le développement durable et la croissance verte, pari gagnant pour l’emploi et pour nos enfants.
 
Je voudrais enfin que l’UDI soit le parti de l’école, de l’université et des jeunes.
 
Constitution à bout de souffle, économie à bout de souffle et aussi école à bout de souffle. Toutes trois ont des raisons communes. Trop de centralisation, trop de règles, trop de lourdeurs car au fond faute de pouvoir réformer nous avons fabriqué des normes.
 
L’UDI doit être aussi le parti de la République et de la laïcité. Face à la tentation mortelle du chacun pour soi et du repli sur soi, nous devons réconcilier les Français avec la diversité d’une société de plus en plus complexe, en dépassant les clivages politiques, culturels et religieux, bref en redonnant du sens à cette formidable communauté de destin qu’est la République. 
 
Construire tous ensemble un projet différent pour la France est la plus essentielle des missions du futur président de l’UDI. Ma conviction est qu’on ne bâtit pas un parti autour d’une élection, on le bâtit avec une équipe autour d’une pensée et d’un engagement, autour de valeurs, autour d’une volonté de dépassement.
 
Oui je veux construire une force politique qui soit vraiment le porteur de nos valeurs humanistes et républicaines, une force qui donne aux jeunes l’envie de s’engager et de se dépasser.
 
Oui je voudrais que notre parti ré-intéresse les jeunes et au-delà tous les français à la démocratie, qu’ il porte un idéal de société et qu’il ne soit pas simplement une machine à se répartir des postes et des honneurs, qu’il apporte un supplément d’âmes et pas un supplément d’égoïsmes et d’ambitions.
 
Je voudrais qu’il sache affronter le quotidien mais qu’il sache aussi ne pas s’y enliser.
 
Je voudrais qu’il parle aux Français mais qu’il sache aussi parler au monde.
 
Je voudrais qu’il donne du souffle et de l’oxygène à la vie politique française, qu’il sorte des sentiers battus, qu’il sache oser, risquer, déranger, parfois même déplaire, si nous sommes convaincus de penser juste, ou si nous avons raison trop tôt.
 
Je veux que l’UDI incarne le respect de la parole donnée et le courage, les deux vertus cardinales pour qu’enfin les Français se réconcilient avec les  politiques.
 
L’élection du président de l’UDI au mois d’octobre sera très regardée dans ce contexte de déliquescence démocratique que je vous ai décrit. Le cauchemar continue, semaine après semaine, pour toute la classe politique française avec les nouvelles révélations sur les petits arrangements financiers de la grande maison UMP. Toute la vie politique française se trouve une nouvelle fois arrosée par leurs histoires et moi j’en ai marre. C’est heureux que, Philippe Vigier, notre nouveau Président de groupe, ait présenté les comptes du groupe la semaine dernière. Cela va nous permettre de dire aux Français que tous ne se comportent pas de la même façon et je l’invite vraiment à rendre publique la comptabilité de notre groupe pour que les Français puissent comparer et distinguer.
 
Je reviens à notre sujet. Pour cette campagne, l’UDI doit être exemplaire dans l’organisation de cette élection. Respect des statuts. Respect de notre charte. Campagne interne propre. Election la plus transparente possible de notre président ou de notre présidente. Et surtout, évidemment, rassemblement immédiat derrière lui ou elle sitôt son élection. C’est aussi mon engagement.
 
Si nous ne respectons pas nos règles, je vous le dis, c’est toute notre union qui sera menacée car dès lors plus personne ne sera engagé sur rien. Tout redeviendra comme du temps d’avant l’UDI et, en moins de 6 mois, je vous le garantis ce sera l’OPA assurée, de l’UMP ou du Modem ou des deux à la fois sur notre formation. Sans unité, poussière nous étions et poussière nous redeviendrons. Et ça, je ne le veux pas.
 
Dans toute ma vie politique, je n’ai jamais changé de ligne, jamais changé de parti, jamais changé d’alliance. J’ai toujours été fidèle à mes convictions et à ma famille politique : quand beaucoup ne résistaient pas au chant des sirènes de l’union, je suis resté à l’UDF. Quand François Bayrou a proposé un nouveau schéma d’alliance, j’ai créé le Nouveau Centre. Quand Jean-Louis Borloo, en dépit de notre histoire parfois compliquée, a su rassembler les centristes, j’y ai immédiatement participé et je n’ai ménagé ni mon temps, ni ma peine, pour faire vivre l’UDI dans les territoires par des dizaines de déplacements, sinon des centaines. J’ai toujours tenu mes engagements et suis resté fidèle à mes convictions même si nous avons connu des périodes difficiles ou des traversées du désert qui nous semblaient bien longues. Et qu’on se le dise bien, je n’ai pas fait tout ce chemin, je n’ai pas pris tous ces coups sans jamais dévier, pour mettre l’UDI dans les bras de l’UMP ni pour préparer le lit à quelqu’un d’autre, en l’occurrence François Bayrou, qui, au demeurant, doit déjà s’occuper de son propre lit ? A bon entendeur, salut !
 
L’UDI a retrouvé une densité, insuffisante encore mais elle existe et c’est pour moi très précieux. J’en ai assez que les indépendants, les démocrates, les humanistes soient quantité négligeable dans la vie politique française, décoration dans l’assiette, strapontins au cinéma. Et c’est pour cela que je veux que cette période électorale soit le début d’un nouveau départ et que nous retrouvions la place qui a été la nôtre il n’y a pas si longtemps, c’est-à-dire avec les premiers.

 
Je vous remercie.

Hervé MORIN

(Seul le prononcé fait foi)

Suivez ma campagne sur www.hervemorinudi2014.fr

Suite à la présentation des grandes orientations du projet de loi relatif à la politique de la santé, Philippe Vigier, Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale et Francis Vercamer, Député du Nord, commissaire aux affaires sociales du groupe UDI, regrettent un manque d’ambition pour réformer en profondeur la politique de santé publique.

 » Où est passée la grande loi de santé ? Le catalogue de mesures présentées, ce matin, par Marisol Touraine ne permettra malheureusement pas de répondre aux défis majeurs que doit relever notre système de santé et de protection sociale : concilier les exigences croissantes en matière de qualité et d’accès aux soins et la nécessaire maîtrise des dépenses publiques.

A cet égard, nous regrettons que le gouvernement refuse, une fois encore, d’engager une véritable réforme en profondeur. La ministre passe ainsi sous silence des questions aussi essentielles que la désertification médicale, le rapprochement entre public et privé, la carte hospitalière, la répartition territoriale équitable des établissements de santé et leur nécessaire modernisation, la sécurité sanitaire, ou encore l’innovation et la recherche qui doivent pourtant permettre de faire face aux besoins sanitaires nouveaux et aux bouleversements démographiques.

Enfin, nous considérons que la généralisation du tiers payant ne peut pas constituer la seule réponse à la question fondamentale de l’accès aux soins pour les plus démunis. Un vrai débat doit être engagé sur la prévention et les parcours de soins qui seuls permettront de lutter contre les dérives de notre système de santé, mais aussi sur la réduction des inégalités sociales et territoriales, ainsi que sur la suppression des franchises médicales, promise par François Hollande. »

 
CONSEIL NATIONAL DE L’UDI
Samedi 14 juin 2014
Discours d’Hervé MORIN
Président du Conseil national
 
Seul le prononcé fait foi

Mes chers amis,

Pour rédiger mon discours, je cherchais dans notre histoire, récente et moins récente si nous avions déjà été confrontés à une situation semblable : un abîme de morosité et de pessimisme dans une société qui a perdu ses repères et sa confiance et enfin la tentation de la régression nationale.
1992-1993 par exemple, la fin des années Mitterrand, la déliquescence du parti socialiste dans les affaires Pelat/Tapie, le gang des Safranes, des ministres qui ne pouvaient plus sortir de leurs ministères pour aller en province de peur de se faire chahuter, une économie atone. Beaucoup de similitudes donc mais avec une différence de taille. L’opposition était en état de marche. Le RPR et l’UDF étaient là pour assurer l’alternance.

Alors remontons un peu plus loin dans notre histoire politique : 1958. Oui une vraie crise de régime, l’hallali d’une IVème République à l’agonie. L’impuissance de l’Etat et des institutions bancales emportées par la décolonisation. Comme aujourd’hui aussi des finances en mauvais état. Mais là aussi il y avait une différence de taille avec ce que nous vivons aujourd’hui. On avait la croissance, et une croissance à 5% : On avait le plein emploi ! On avait les trente glorieuses ! On construisait l’Europe autour des idées centristes ! On avait des projets plein les cartons qui ont été souvent à tort attribués à la Vème.

Non, vous voyez notre référence pour cette tension démocratique, économique et morale autant que sociale, je dirais c’est plutôt 1934, les affaires avec Stavisky et consorts, les ligues d’extrême-droite qui défilent la canne-épée à la main, la montée des nationalismes, le chômage, la démocratie aux abonnés absents, et la République qui vacille.
On se dit toujours : mais ça ne peut pas arriver. La Vème République est trop solide. Les gens ne laisseront pas faire. Ils réagiront. Je pense qu’à cette époque beaucoup se disaient cela aussi. Et puis un jour de 1940 c’est le vote des pleins pouvoirs à Pétain par une majorité de députés républicains. Et puis un autre jour c’est le putsch des généraux. Et puis un autre jour le Général doit se rendre à Baden pour s’assurer de la confiance des armées. Et on voit alors qu’une démocratie peut vaciller, que la nature humaine peut préférer l’autorité à la liberté, d’autant que beaucoup de nos compatriotes rêvent aujourd’hui de foutre le système par terre.

Oui il est là le sujet et nous devons réagir. Faut-il une 6e République ? Un jour pas si lointain, il faudra se poser la question. Que faire d’un pouvoir qui est une illusion d’efficacité et une réalité de médiocrité ? Ces préfets, ces recteurs, ces directeurs d’administrations centrales, le doigt sur la couture du pantalon mais dont toutes les décisions ne font qu’un clapotis pour nos compatriotes sur l’océan de la mondialisation. Un système incapable de se réformer qui compense en produisant de la norme. Que faire de ce système quasi monarchique qui dégénère, corrode, corrompt notre démocratie ? Que faire de cette élection présidentielle qui rend complètement dingo la classe politique française ? Que faire d’un mode de scrutin qui à l’Assemblée nationale donne à deux partis qui font 35 à 40% des voix la quasi-totalité des sièges ?

Quelques-uns ici, j’en suis sûr, vous allez me dire «  tu as raison Hervé mais l’essentiel c’est le chômage, la dette, les salaires, ce ne sont pas les institutions ? ». Et bien vous voyez, ce n’est pas mon avis. Moi je crois qu’il y a un lien très fort entre la déréliction de nos institutions et notamment cette folie de l’élection présidentielle et notre incapacité à reformer et à remettre notre pays dans la bonne direction. Regardez l’Allemagne, il y a bien un lien entre la tempérance et l’équilibre de son système parlementaire et ses résultats économiques ? Oui, même si c’est compliqué car je sais l’attachement des gens à l’élection présidentielle, il faut dire aux Français que la restauration de l’économie, notre capacité à gérer la transition de notre pays vers le monde nouveau, la prise en main des 4 -5 grands sujets majeurs de ce début de siècle passe par une révolution institutionnelle : une VIème République combinant régime parlementaire et fait majoritaire comme le prévoyait la Vème République avant l’attentat du Petit-Clamart et la révision de 1962. Sans changement démocratique profond, on n’arrivera à rien je vous le dis.

Aujourd’hui l’élection présidentielle est devenue non plus le grand rendez-vous démocratique de notre pays mais le grand rendez-vous démagogique.  Un immense jeu de farces et attrapes pour quelques gogos qui y croient encore. Et je mets un petit coup de 75% de taxation, une petite dose de fonctionnaires avec 60.000 enseignants, un petit zeste d’écologie avec la fermeture de Fessenheim et voilà le programme, un programme sans cohérence, suintant la démagogie par tous ses pores. Un programme dont évidemment pas une seule des promesses ne se réalisera. Et pendant ce temps, on accuse Marine Le Pen d’avoir un projet qui ne tient pas la route. C’est vrai mais commençons-nous par balayer devant notre porte !
Voilà la réalité de la Démocratie française.

Et voilà pourquoi cette gravité aujourd’hui. Ne soyons pas ceux qui savaient et qui n’ont rien fait. Ne soyons pas ceux qui pouvaient et qui n’ont rien fait. Le PS est en lambeaux, l’UMP est en charpie, mais nous centristes nous sommes debout, vivants, résolus et porteur d’espoir. Oui heureusement il reste l’UDI pour dire non au Front National, oui à la démocratie et oui aux Etats Unis d’Europe – ce qui doit nous mobiliser, c’est de devenir une alternative aux autres partis qui n’écoutent plus, ne voient plus, ne gouvernent plus. C’est aux yeux des Français une force alternative crédible.
Notre formation politique est toute jeune. Et pourtant elle est là, seule au milieu d’un champ de ruine, seul parti démocratique rescapé de ce grand naufrage des européennes.
 
Et, mes chers amis, cette situation nous impose plus que jamais un devoir de responsabilité.
Notre première responsabilité c’est de renforcer notre parti. Qu’est-ce que ça veut dire renforcer notre parti ? C’est tout simple, cela veut dire respecter les 3 lettres de notre mouvement, U D I, Union   Démocrates    Indépendants.
Oui, nous avons grandi si vite qu’il est bon de se rappeler ce que veulent dire ces trois lettres.

L’Union d’abord. Beaucoup en doutait – vos savez les fameuses grenouilles qui n’arrivent pas à rester dans la brouette – et pourtant nous l’avons réussie. Cinq partis politiques fondateurs aujourd’hui beaucoup plus unis qu’on ne le dit car ils savent que leur avenir propre est intimement lié à la construction de l’UDI, et des adhérents de plus en plus nombreux, des jeunes beaucoup, qui veulent d’abord un grand parti du centre capable d’incarner une alternative. Tout cela nous le devons à Jean-Louis qui savait arranger les bidons avec un talent sans égal.

Cet esprit unitaire, je vais vous dire, c’est notre bien le plus précieux, il est plus précieux que tous les statuts et toutes les déclarations. Alors surtout gardons-le et renforçons-le.

D comme démocrates. Et appliquons déjà ce mot à nous-mêmes avant d’accuser les autres. Vous déciderez bientôt qui succèdera à Jean-Louis Borloo à la présidence de l’UDI. L’élection du mois d’octobre sera capitale dans le contexte de déliquescence démocratique que je vous ai décrit. L’UDI doit être exemplaire dans son fonctionnement interne. Respect des statuts. Respect de notre charte. Campagne interne propre. Election la plus transparente possible de notre président ou de notre présidente. Et surtout, évidemment, rassemblement immédiat derrière lui ou elle sitôt son élection.  Mes chers amis, octobre sera un moment de vérité dont vous devez être les garants ; si nous ne respectons pas nos règles, je vous le dis, c’est toute notre union qui sera menacée car dès lors plus personne ne sera engagée sur rien. Tout redeviendra comme du temps d’avant l’UDI et, en moins de 6 mois, je vous le garantis ce sera l’OPA assurée, de l’UMP ou du Modem ou des deux à la fois sur notre formation. Et puis je vais vous dire, si nous ne sommes pas capables de gérer parfaitement ce moment démocratique interne, comment pouvons-nous espérer pouvoir gérer ensemble des questions beaucoup plus lourdes qui se poseront à nous en 2015/2016 comme la satanée élection présidentielle, ou celle des conditions de notre alliance ?

I comme Indépendants justement. Certains aussi y voyaient une faiblesse. C’est au contraire notre force. Dans un monde complexe, les pensées convenues échouent alors que les esprits libres et indépendants réussissent. Les organisations caporalistes, les partis casernes, ce n’est pas fait pour nous !
Indépendants, ça veut dire aussi quelque chose de très simple. Nous ne sommes pas dyslexiques. UDI ne veut pas dire UMP pas plus aujourd’hui que demain. Je dis cela parce que j’ai entendu le chant des sirènes d’Alain Juppé ou Jean-Pierre Raffarin. Voyons-nous, parlons nous, faisons enfin le grand parti de droite et du centre. C’est 2002 le retour. Ils nous refont le coup « des carottes et des petits pois ». Et bien « même pas en rêve Alain » comme dit ma fille aînée ! Vous les avez vus vous les centristes à l’UMP ? Regardez leurs présidents depuis 2002 : Juppé, Sarko, Devedjian, Bertrand, Copé, et demain re Juppé ou re Sarko. Ils sont où les centristes ?! Regardez les successeurs possibles : Fillon RPR, Pécresse RPR, Bertrand RPR, Wauquiez RPR, Baroin RPR, Le Maire RPR, NKM RPR… je m’arrête.

Et ne vous trompez pas, l’UMP n’est pas en train d’exploser et n’explosera pas.
Elle n’explosera pas, pas plus que le PS n’a explosé dans ses pires moments, car les uns et les autres savent que sous la Vème république, le système leur garantit l’accaparement du pouvoir national et local. Ce à quoi vous assistez est juste un phénomène de décomposition-recomposition classique d’un parti dominant au lendemain d’un échec politique. Les Français ont assisté exactement au même phénomène 5 ans plus tôt à gauche. Et puis vous connaissez cette phrase de Tocqueville : « en politique, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés ».

Alors, le grand parti du droite et du centre je vais vous dire ce que c’est pour moi dans l’avenir : c’est très simple, c’est l’UMP d’un côté et l’UDI de l’autre. Oui, chacun chez soi et les vaches seront bien gardées, dit-on chez moi en Normandie. Ce qu’il nous faut, c’est un grand parti de droite fort et un grand parti du centre fort et non pas un parti obèse, tellement sans architecture qu’il devient difforme, pas un parti Albatros que ses ailes de géant empêchent de marcher. Et notre but sera clair, je vous le dis : 1. Peser suffisamment dans la majorité de 2017 pour forcer l’UMP à signer un contrat de gouvernement avant l’élection 2. Réussir à leur passer devant aux législatives de 2022. L’UDI comme l’UDF ne se fera pas en un jour mais dans plusieurs années rien n’est impossible, j’en suis sûr.

Et j’oubliais, indépendants veut dire aussi indépendants du Modem. Nous avons fait un cartel électoral. Très bien. Maintenant que fait-on ? Y-a-t-il un chemin entre d’un côté la petite aventure extra conjugale d’une nuit et de l’autre le mariage en grandes pompes dans les salons du château de Pau ? A vrai dire je ne sais pas. Il y a une ligne de crête à rechercher. Il faut en débattre tous ensemble, démocratiquement. Non pas passer par pertes et profits ce que nous avons construit ensemble, notamment pour les Européennes, mais continuer à dialoguer, à débattre ensemble des grands sujets pour partager des solutions communes. Ni plus ni moins pour le moment, et nous verrons bien après ces forums communs, ces séminaires communs si nous en sommes au moment de l’emballage final. Avec le Modem nous n’avons pas besoin d’un énième organigramme. Je vous propose simplement qu’on réfléchisse, travaille ensemble sur les grands sujets qui traversent la société française.

Unis, démocrates, et indépendants ! Ce doit être notre feuille de route pour l’UDI. C’est aussi notre responsabilité : préserver l’unité de notre famille politique dans le respect de nos différences, être en première ligne des démocrates contre l’extrémisme et pour la défense de nos libertés, porter l’idée de responsabilité et de liberté d’entreprendre, défendre l’indépendance de parole et de pensée de chacun des adhérents de l’UDI et de l’UDI tout entier. Le défi effraie si l’on est seul. Il motive quand on sait que toute une équipe et des milliers de militants sont à vos côtés pour le relever.

Y aura-t-il un centriste aux présidentielles ? Ma conviction est qu’il faut tout faire pour en avoir un. Mais tout faire ne veut pas dire faire n’importe quoi. Je suis sûr de deux choses concernant cette candidature centriste. La première c’est que si la présidence de l’UDI devient une affaire personnelle autour de la présidentielle, l’UDI sera morte. La présidence de l’UDI ne se résume pas l’élection présidentielle. Ce n’est pas la même étape. Il ne faut pas confondre mettre un parti en capacité de présenter un candidat pour la présidentielle, ce qui est le job du futur président de l’UDI, et ensuite décider collectivement d’une candidature et des moyens de sa sélection. Ce sont deux étapes distinctes, différentes. La seconde chose que je sais, c’est que le poids du Front National nous imposera de regarder les choses avec lucidité en posant 3 questions. A-t-on un candidat crédible ? Risque-t-on de faire éliminer notre camp du 2nd tour ? Quelle capacité a-t-on de peser dans le cadre des primaires afin qu’à l’issue des législatives nous soyons incontournables pour la majorité ? Avoir les clés au parlement, ce doit être notre objectif essentiel. En clair, assez de députés pour qu’aucune majorité ne se fasse sans nous. A ce jour, je n’ai aucune réponse à ces trois questions mais elles me semblent essentielles. Si on les perd de vue, c’est l’UDI qu’on perd de vue.

Vous le savez bien, la politique n’est pas un système stable mais un processus permanent de transformation. L’UDI a besoin d’un visage, vous déciderez bientôt lequel. Elle a besoin d’un projet, nous le construirons ensemble. Elle a besoin d’un élan, il est ici dans cette salle. Vous l’incarnez et il ne s’arrêtera pas.

  » En juillet 2012, nous appelions le Gouvernement et sa majorité à poursuivre, avec force et conviction, le Grenelle de l’Environnement qui avait permis d’engager un formidable mouvement de reconversion de notre industrie, de nos métiers et de nos savoir faire.

Deux ans plus tard, force est de constater que nous n’avons pas été entendu.              

Le contenu tout comme l’arrivée chaotique, après des reports successifs et des mois de tergiversations, du projet de loi sur la transition énergétique en sont des témoignages flagrants. En effet, les mesures annoncées ce matin par la Ministre de l’Ecologie ne sont pas de nature à arrimer la France dans l’ère de la croissance verte, pari pourtant gagnant pour les salariés, pour les entreprises et pour les territoires. Des leviers essentiels tant dans la réduction de la facture énergétique de la Nation qu’en terme de créations d’emplois sont en effet passés aux oubliettes : on pense notamment à la rénovation thermique des bâtiments publics ou au développement des infrastructures de transport durable, au delà de la question des véhicules électriques.              

Cette absence d’ambition est à mettre en parallèle avec la baisse drastique des crédits budgétaires de l’écologie dans le cadre du projet de loi de finances rectificatif ou bien encore avec la valse incessante des ministres de l’Ecologie qui sont tout autant des signes du manque de volontarisme politique affiché depuis 2 ans par l’exécutif à l’endroit de l’écologie et de la croissance verte. Nous regrettons que ce manque de volontarisme ait fait perdre tant de temps à la France sur la route de l’indispensable transition énergétique du pays, notamment dans le domaine des énergies renouvelables que la précédente majorité avait considérablement encouragées (en 2 ans : + 600% du solaire photovoltaïque, + 92% de la production éolienne). » déclare Philippe Vigier, Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale. 

Le Gouvernement demande au Parlement de se prononcer sur le redécoupage, les modes de scrutin et le calendrier sans que soient tranchées les questions primordiales que sont les compétences et les ressources fiscales.

Alors que les deux projets de loi sur la réforme territoriale ont été présentés aujourd’hui même en Conseil des ministres, le groupe UDI par les voix de Philippe Vigier, Président, et de Michel Piron, député de Maine-et-Loire, regrette que le Gouvernement, au terme d’une démarche quelque peu désordonnée, demande au Parlement de se prononcer sur le redécoupage, les modes de scrutin et le calendrier sans que soient tranchées les questions primordiales que sont les compétences et les ressources fiscales.

 « Cette réforme nécessaire ne sera utile qu’à plusieurs conditions. Elle devra :être générale et concernée l’Etat tout autant que les collectivités territoriales; permettre une meilleure efficacité de l’action publique à moindre coût; mettre fin à l’enchevêtrement des structures existantes en les simplifiant afin d’être lisibles pour nos concitoyens tenir compte des spécificités territoriales en permettant des réponses diversifiées et accepter enfin une logique décentralisatrice respectueuse de la subsidiarité entre Etat, Régions et autres collectivités.

De plus, nous regrettons que le Gouvernement, au terme d’une démarche quelque peu désordonnée, demande le Parlement de se prononcer sur le redécoupage, les modes de scrutin et le calendrier avant même que soient tranchées les questions primordiales que sont les compétences et les ressources fiscales.

Nous souhaitons ardemment que le Gouvernement prenne enfin conscience de la nécessité d’entreprendre une réforme ambitieuse qui permette d’inscrire la France de plain-pied dans la construction d’une Europe des territoires, en laissant maintenant le Parlement prendre toute sa place dans le débat.«  déclarent Philippe Vigier et Michel Piron.

 

Mercredi noir à la SNCF,  une mobilisation démesurée et déconnectée des véritables enjeux

 

Philippe Vigier, Président du groupe UDI  à l’Assemblée nationale et Bertrand Pancher, porte-parole sur le projet de loi portant réforme ferroviaire s’étonnent de l’ampleur de la grève nationale dans les chemins de fer ainsi que des nombreuses reconductions déjà prévues.

 

La mobilisation, particulièrement élevée, paralyse notre pays et pénalise des millions d’usagers. Cette méthode, déjà discutable, est disproportionnée et incompréhensible face aux enjeux réels de la réforme ferroviaire.

 

Philippe Vigier et Bertrand Pancher tiennent à rappeler que le projet de loi relatif à la réforme ferroviaire, examiné la semaine prochaine par l’Assemblée nationale, n’accélère en aucun cas la préparation de la France à la concurrence, comme le laissent pourtant entendre différents syndicats depuis plusieurs jours.

 

Pour le groupe UDI, cette ouverture à la concurrence reste fondamentale pour gagner en compétitivité mais aussi pour construire une alternative durable à la route. Elle pourrait également être l’une des pistes à privilégier vers la réduction drastique de la dette de notre système ferroviaire qui s’élève aujourd’hui à 40 milliards d’euros. En l’absence d’une réforme rapide, le déficit structurel annuel pourrait passer de 1,5 milliards d’euros à  près de 3 milliards d’euros. 

 Par ailleurs, ce projet de loi ne remet absolument pas en cause le statut des cheminots, et ne compte pas non plus sacrifier leurs acquis sociaux. La crainte des syndicats quant à la réforme ferroviaire semble donc être assez floue et surtout peu justifiée.

 Cette réforme ferroviaire, certes peu ambitieuse et encore perfectible sur de nombreux points, reste cependant primordiale pour la survie du rail français.

Le projet de loi de finances rectificative :

le Gouvernement prend acte de l’échec de sa politique économique depuis le début du quinquennat

 Avec la présentation du projet de loi de finances rectificative ce matin, le Gouvernement prend acte de l’échec de sa politique économique depuis le début du quinquennat.

Alors que le candidat Hollande promettait pendant la campagne présidentielle de ramener le déficit de la France à 3% en 2013, celui-ci a explosé au fil des mois et des erreurs tant du Gouvernement que sa majorité. Il atteint 3,8% en 2014, au prix toutefois de coupes aveugles dans les crédits d’investissements et d’une hausse sans précédent des prélèvements obligatoires, sans qu’aucune réforme structurelle n’ait été engagée.

Sur le front des recettes, alors qu’il manquait 14,6 milliards d’euros au budget de l’Etat pour 2013, la situation se répète en 2014, conséquence du matraquage fiscal imposé aux ménages et aux entreprises depuis maintenant deux ans. La baisse de l’impôt sur le revenu pour 3,7 millions de ménages ne fera pas oublier la refiscalisation des heures supplémentaires pour plus de 9,5 millions de salariés, décidée dès le début du quinquennat, et les deux années d’injustice qui ont suivi. Au contraire, alors que rien n’est prévu pour réformer notre fiscalité en profondeur, cette mesure ne fera que pénaliser encore plus les classes moyennes, qui seront mises à contribution pour la financer.

Pour Philippe Vigier, Président du groupe UDI à l’Assemblée nationale : «Les incessantes hausses d’impôts ont abouti à l’échec des politiques gouvernementales conduites depuis mai 2012.

Par ce collectif budgétaire, le Gouvernement reconnait définitivement deux années d’erreur. Pour autant, il continue d’ignorer l’urgence économique et sociale qui passe par une baisse immédiate et massive des charges tant salariales que patronales, pour restaurer la compétitivité des entreprises et redonner du pouvoir d’achat aux ménages. Ce n’est que par ce chemin que la France retrouvera la confiance, gage de la croissance ».

Budget Défense : Un maintien en trompe-l’oeil

Hervé Morin, ancien ministre de la Défense, président du conseil national de l’UDI réagit à la décision de François Hollande de maintenir les budgets des armées.

« Il s’agit d’un maintien en trompe-l’œil.  Il manque pour 2014 un milliard d‘euros au titre du surcoût considérable des opérations extérieures et des ressources exceptionnelles introuvables.

Toute nouvelle réduction des crédits accordés à la Défense aurait conduit à déchirer directement et simplement le contrat opérationnel des armées, incapables de demeurer l’instrument d’une politique étrangère influente.

Nous sommes plus que jamais à l’étiage. Toute réduction supplémentaire aurait été insupportable. Néanmoins, le maintien des crédits doit s’accompagner d’une réflexion profonde sur l’organisation et nos moyens de défense. La question du maintien des deux composantes nucléaires est plus que jamais  posée. Repenser la construction de notre armée, à savoir construire un corps expéditionnaire conventionnel capable d’intervenir en autonomie stratégique totale et accepter d’amener des briques capacitaires dans des opérations globales s’avère urgent.

Je demande à François Hollande de faire preuve de courage ! »

 

 

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24 février 2014: Vœux du Nouveau Centre 87
3 février 2014 : Conseil municipal de Limoges

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