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Ce jeudi 2 octobre , Hervé Morin est venu à la rencontre des adhérents dans le cadre de l’élection à la présidence de l’UDI . Malgré l’horaire peu propice à l’organisation d’une réunion de ce type (12h30-14h) Hervé Morin a pu  présenter son projet devant plus de cinquante adhérents issus des différentes composantes de l’UDI .

Ce fût également l’occasion pour lui de venir à la rencontre de la presse locale .

Nul doute que la qualité de l’accueil qui lui fût réservé ne pourra que l’inciter à venir de nouveau à Limoges . Espérons qu’il fera sa prochaine visite en qualité de Président de l’UDI .

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CONSEIL NATIONAL DE L’UDI
Samedi 14 juin 2014
Discours d’Hervé MORIN
Président du Conseil national
 
Seul le prononcé fait foi

Mes chers amis,

Pour rédiger mon discours, je cherchais dans notre histoire, récente et moins récente si nous avions déjà été confrontés à une situation semblable : un abîme de morosité et de pessimisme dans une société qui a perdu ses repères et sa confiance et enfin la tentation de la régression nationale.
1992-1993 par exemple, la fin des années Mitterrand, la déliquescence du parti socialiste dans les affaires Pelat/Tapie, le gang des Safranes, des ministres qui ne pouvaient plus sortir de leurs ministères pour aller en province de peur de se faire chahuter, une économie atone. Beaucoup de similitudes donc mais avec une différence de taille. L’opposition était en état de marche. Le RPR et l’UDF étaient là pour assurer l’alternance.

Alors remontons un peu plus loin dans notre histoire politique : 1958. Oui une vraie crise de régime, l’hallali d’une IVème République à l’agonie. L’impuissance de l’Etat et des institutions bancales emportées par la décolonisation. Comme aujourd’hui aussi des finances en mauvais état. Mais là aussi il y avait une différence de taille avec ce que nous vivons aujourd’hui. On avait la croissance, et une croissance à 5% : On avait le plein emploi ! On avait les trente glorieuses ! On construisait l’Europe autour des idées centristes ! On avait des projets plein les cartons qui ont été souvent à tort attribués à la Vème.

Non, vous voyez notre référence pour cette tension démocratique, économique et morale autant que sociale, je dirais c’est plutôt 1934, les affaires avec Stavisky et consorts, les ligues d’extrême-droite qui défilent la canne-épée à la main, la montée des nationalismes, le chômage, la démocratie aux abonnés absents, et la République qui vacille.
On se dit toujours : mais ça ne peut pas arriver. La Vème République est trop solide. Les gens ne laisseront pas faire. Ils réagiront. Je pense qu’à cette époque beaucoup se disaient cela aussi. Et puis un jour de 1940 c’est le vote des pleins pouvoirs à Pétain par une majorité de députés républicains. Et puis un autre jour c’est le putsch des généraux. Et puis un autre jour le Général doit se rendre à Baden pour s’assurer de la confiance des armées. Et on voit alors qu’une démocratie peut vaciller, que la nature humaine peut préférer l’autorité à la liberté, d’autant que beaucoup de nos compatriotes rêvent aujourd’hui de foutre le système par terre.

Oui il est là le sujet et nous devons réagir. Faut-il une 6e République ? Un jour pas si lointain, il faudra se poser la question. Que faire d’un pouvoir qui est une illusion d’efficacité et une réalité de médiocrité ? Ces préfets, ces recteurs, ces directeurs d’administrations centrales, le doigt sur la couture du pantalon mais dont toutes les décisions ne font qu’un clapotis pour nos compatriotes sur l’océan de la mondialisation. Un système incapable de se réformer qui compense en produisant de la norme. Que faire de ce système quasi monarchique qui dégénère, corrode, corrompt notre démocratie ? Que faire de cette élection présidentielle qui rend complètement dingo la classe politique française ? Que faire d’un mode de scrutin qui à l’Assemblée nationale donne à deux partis qui font 35 à 40% des voix la quasi-totalité des sièges ?

Quelques-uns ici, j’en suis sûr, vous allez me dire «  tu as raison Hervé mais l’essentiel c’est le chômage, la dette, les salaires, ce ne sont pas les institutions ? ». Et bien vous voyez, ce n’est pas mon avis. Moi je crois qu’il y a un lien très fort entre la déréliction de nos institutions et notamment cette folie de l’élection présidentielle et notre incapacité à reformer et à remettre notre pays dans la bonne direction. Regardez l’Allemagne, il y a bien un lien entre la tempérance et l’équilibre de son système parlementaire et ses résultats économiques ? Oui, même si c’est compliqué car je sais l’attachement des gens à l’élection présidentielle, il faut dire aux Français que la restauration de l’économie, notre capacité à gérer la transition de notre pays vers le monde nouveau, la prise en main des 4 -5 grands sujets majeurs de ce début de siècle passe par une révolution institutionnelle : une VIème République combinant régime parlementaire et fait majoritaire comme le prévoyait la Vème République avant l’attentat du Petit-Clamart et la révision de 1962. Sans changement démocratique profond, on n’arrivera à rien je vous le dis.

Aujourd’hui l’élection présidentielle est devenue non plus le grand rendez-vous démocratique de notre pays mais le grand rendez-vous démagogique.  Un immense jeu de farces et attrapes pour quelques gogos qui y croient encore. Et je mets un petit coup de 75% de taxation, une petite dose de fonctionnaires avec 60.000 enseignants, un petit zeste d’écologie avec la fermeture de Fessenheim et voilà le programme, un programme sans cohérence, suintant la démagogie par tous ses pores. Un programme dont évidemment pas une seule des promesses ne se réalisera. Et pendant ce temps, on accuse Marine Le Pen d’avoir un projet qui ne tient pas la route. C’est vrai mais commençons-nous par balayer devant notre porte !
Voilà la réalité de la Démocratie française.

Et voilà pourquoi cette gravité aujourd’hui. Ne soyons pas ceux qui savaient et qui n’ont rien fait. Ne soyons pas ceux qui pouvaient et qui n’ont rien fait. Le PS est en lambeaux, l’UMP est en charpie, mais nous centristes nous sommes debout, vivants, résolus et porteur d’espoir. Oui heureusement il reste l’UDI pour dire non au Front National, oui à la démocratie et oui aux Etats Unis d’Europe – ce qui doit nous mobiliser, c’est de devenir une alternative aux autres partis qui n’écoutent plus, ne voient plus, ne gouvernent plus. C’est aux yeux des Français une force alternative crédible.
Notre formation politique est toute jeune. Et pourtant elle est là, seule au milieu d’un champ de ruine, seul parti démocratique rescapé de ce grand naufrage des européennes.
 
Et, mes chers amis, cette situation nous impose plus que jamais un devoir de responsabilité.
Notre première responsabilité c’est de renforcer notre parti. Qu’est-ce que ça veut dire renforcer notre parti ? C’est tout simple, cela veut dire respecter les 3 lettres de notre mouvement, U D I, Union   Démocrates    Indépendants.
Oui, nous avons grandi si vite qu’il est bon de se rappeler ce que veulent dire ces trois lettres.

L’Union d’abord. Beaucoup en doutait – vos savez les fameuses grenouilles qui n’arrivent pas à rester dans la brouette – et pourtant nous l’avons réussie. Cinq partis politiques fondateurs aujourd’hui beaucoup plus unis qu’on ne le dit car ils savent que leur avenir propre est intimement lié à la construction de l’UDI, et des adhérents de plus en plus nombreux, des jeunes beaucoup, qui veulent d’abord un grand parti du centre capable d’incarner une alternative. Tout cela nous le devons à Jean-Louis qui savait arranger les bidons avec un talent sans égal.

Cet esprit unitaire, je vais vous dire, c’est notre bien le plus précieux, il est plus précieux que tous les statuts et toutes les déclarations. Alors surtout gardons-le et renforçons-le.

D comme démocrates. Et appliquons déjà ce mot à nous-mêmes avant d’accuser les autres. Vous déciderez bientôt qui succèdera à Jean-Louis Borloo à la présidence de l’UDI. L’élection du mois d’octobre sera capitale dans le contexte de déliquescence démocratique que je vous ai décrit. L’UDI doit être exemplaire dans son fonctionnement interne. Respect des statuts. Respect de notre charte. Campagne interne propre. Election la plus transparente possible de notre président ou de notre présidente. Et surtout, évidemment, rassemblement immédiat derrière lui ou elle sitôt son élection.  Mes chers amis, octobre sera un moment de vérité dont vous devez être les garants ; si nous ne respectons pas nos règles, je vous le dis, c’est toute notre union qui sera menacée car dès lors plus personne ne sera engagée sur rien. Tout redeviendra comme du temps d’avant l’UDI et, en moins de 6 mois, je vous le garantis ce sera l’OPA assurée, de l’UMP ou du Modem ou des deux à la fois sur notre formation. Et puis je vais vous dire, si nous ne sommes pas capables de gérer parfaitement ce moment démocratique interne, comment pouvons-nous espérer pouvoir gérer ensemble des questions beaucoup plus lourdes qui se poseront à nous en 2015/2016 comme la satanée élection présidentielle, ou celle des conditions de notre alliance ?

I comme Indépendants justement. Certains aussi y voyaient une faiblesse. C’est au contraire notre force. Dans un monde complexe, les pensées convenues échouent alors que les esprits libres et indépendants réussissent. Les organisations caporalistes, les partis casernes, ce n’est pas fait pour nous !
Indépendants, ça veut dire aussi quelque chose de très simple. Nous ne sommes pas dyslexiques. UDI ne veut pas dire UMP pas plus aujourd’hui que demain. Je dis cela parce que j’ai entendu le chant des sirènes d’Alain Juppé ou Jean-Pierre Raffarin. Voyons-nous, parlons nous, faisons enfin le grand parti de droite et du centre. C’est 2002 le retour. Ils nous refont le coup « des carottes et des petits pois ». Et bien « même pas en rêve Alain » comme dit ma fille aînée ! Vous les avez vus vous les centristes à l’UMP ? Regardez leurs présidents depuis 2002 : Juppé, Sarko, Devedjian, Bertrand, Copé, et demain re Juppé ou re Sarko. Ils sont où les centristes ?! Regardez les successeurs possibles : Fillon RPR, Pécresse RPR, Bertrand RPR, Wauquiez RPR, Baroin RPR, Le Maire RPR, NKM RPR… je m’arrête.

Et ne vous trompez pas, l’UMP n’est pas en train d’exploser et n’explosera pas.
Elle n’explosera pas, pas plus que le PS n’a explosé dans ses pires moments, car les uns et les autres savent que sous la Vème république, le système leur garantit l’accaparement du pouvoir national et local. Ce à quoi vous assistez est juste un phénomène de décomposition-recomposition classique d’un parti dominant au lendemain d’un échec politique. Les Français ont assisté exactement au même phénomène 5 ans plus tôt à gauche. Et puis vous connaissez cette phrase de Tocqueville : « en politique, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés ».

Alors, le grand parti du droite et du centre je vais vous dire ce que c’est pour moi dans l’avenir : c’est très simple, c’est l’UMP d’un côté et l’UDI de l’autre. Oui, chacun chez soi et les vaches seront bien gardées, dit-on chez moi en Normandie. Ce qu’il nous faut, c’est un grand parti de droite fort et un grand parti du centre fort et non pas un parti obèse, tellement sans architecture qu’il devient difforme, pas un parti Albatros que ses ailes de géant empêchent de marcher. Et notre but sera clair, je vous le dis : 1. Peser suffisamment dans la majorité de 2017 pour forcer l’UMP à signer un contrat de gouvernement avant l’élection 2. Réussir à leur passer devant aux législatives de 2022. L’UDI comme l’UDF ne se fera pas en un jour mais dans plusieurs années rien n’est impossible, j’en suis sûr.

Et j’oubliais, indépendants veut dire aussi indépendants du Modem. Nous avons fait un cartel électoral. Très bien. Maintenant que fait-on ? Y-a-t-il un chemin entre d’un côté la petite aventure extra conjugale d’une nuit et de l’autre le mariage en grandes pompes dans les salons du château de Pau ? A vrai dire je ne sais pas. Il y a une ligne de crête à rechercher. Il faut en débattre tous ensemble, démocratiquement. Non pas passer par pertes et profits ce que nous avons construit ensemble, notamment pour les Européennes, mais continuer à dialoguer, à débattre ensemble des grands sujets pour partager des solutions communes. Ni plus ni moins pour le moment, et nous verrons bien après ces forums communs, ces séminaires communs si nous en sommes au moment de l’emballage final. Avec le Modem nous n’avons pas besoin d’un énième organigramme. Je vous propose simplement qu’on réfléchisse, travaille ensemble sur les grands sujets qui traversent la société française.

Unis, démocrates, et indépendants ! Ce doit être notre feuille de route pour l’UDI. C’est aussi notre responsabilité : préserver l’unité de notre famille politique dans le respect de nos différences, être en première ligne des démocrates contre l’extrémisme et pour la défense de nos libertés, porter l’idée de responsabilité et de liberté d’entreprendre, défendre l’indépendance de parole et de pensée de chacun des adhérents de l’UDI et de l’UDI tout entier. Le défi effraie si l’on est seul. Il motive quand on sait que toute une équipe et des milliers de militants sont à vos côtés pour le relever.

Y aura-t-il un centriste aux présidentielles ? Ma conviction est qu’il faut tout faire pour en avoir un. Mais tout faire ne veut pas dire faire n’importe quoi. Je suis sûr de deux choses concernant cette candidature centriste. La première c’est que si la présidence de l’UDI devient une affaire personnelle autour de la présidentielle, l’UDI sera morte. La présidence de l’UDI ne se résume pas l’élection présidentielle. Ce n’est pas la même étape. Il ne faut pas confondre mettre un parti en capacité de présenter un candidat pour la présidentielle, ce qui est le job du futur président de l’UDI, et ensuite décider collectivement d’une candidature et des moyens de sa sélection. Ce sont deux étapes distinctes, différentes. La seconde chose que je sais, c’est que le poids du Front National nous imposera de regarder les choses avec lucidité en posant 3 questions. A-t-on un candidat crédible ? Risque-t-on de faire éliminer notre camp du 2nd tour ? Quelle capacité a-t-on de peser dans le cadre des primaires afin qu’à l’issue des législatives nous soyons incontournables pour la majorité ? Avoir les clés au parlement, ce doit être notre objectif essentiel. En clair, assez de députés pour qu’aucune majorité ne se fasse sans nous. A ce jour, je n’ai aucune réponse à ces trois questions mais elles me semblent essentielles. Si on les perd de vue, c’est l’UDI qu’on perd de vue.

Vous le savez bien, la politique n’est pas un système stable mais un processus permanent de transformation. L’UDI a besoin d’un visage, vous déciderez bientôt lequel. Elle a besoin d’un projet, nous le construirons ensemble. Elle a besoin d’un élan, il est ici dans cette salle. Vous l’incarnez et il ne s’arrêtera pas.

Hervé Morin : «Pour renverser la vapeur, passons aux 39 heures payées 35»

Par Isabelle Ficek | 27/01/2014
 

INTERVIEW – Le président du Nouveau Centre et du conseil national de l’UDI estime que «la France a besoin d’une vraie politique de l’offre». Chargé des questions économiques au contre-gouvernement de l’UDI, il a dégagé avec un groupe d’experts (économistes, hauts-fonctionnaires, dirigeants d’entreprise…) une série de mesures pour l’emploi.

L’UDI a estimé que le pacte de responsabilité allait plutôt dans le bon sens. Pensez-vous qu’il soit de nature à améliorer les chiffres de l’emploi et de la croissance ?

Hervé Morin, président du Nouveau Centre. - HAMILTON/REA

 
Je n’y crois pas. La question fondamentale est que la France souffre d’un vrai problème de compétitivité qui n’est pas seulement lié à la question du coût du travail. La France n’est plus compétitive dans son espace économique : on le voit avec sa balance commerciale, une croissance des entreprises moins forte qu’ailleurs, des taux de marge inexistants, un sous-investissement.

Je défends l’idée d’un vrai choc de compétitivité, autour d’une politique libérale qui dit aux Français : c’est par l’amélioration des conditions de production que l’on fera la meilleure des politiques sociales, c’est-à-dire le retour au plein-emploi ! Les Français découvrent les vertus des entreprises qui marchent, ils sont prêts à voir leurs services publics réduits car ils ont compris que le système actuel ne marche plus.

Nous ne sommes pas seulement en crise, on change de monde. Ce changement nous offre une foule d’opportunités et la France a tous les atouts pour y réussir. Or nous sommes frileux, quand il faudrait être conquérants. Il faut pour cela une vraie politique de l’offre.

Que proposez-vous aux entreprises pour ce « choc de compétitivité » ?

D’abord, première mesure, il faut le passage à 39 heures payées 35 ! Est-ce que notre destin est de voir notre pouvoir d’achat se réduire, un chômage massif, des prélèvements obligatoires augmenter pour un déficit qu’on n’arrive plus à réduire car il n’y a pas assez de production ? Ou essaie-t-on de renverser la vapeur ?

La deuxième mesure est une réduction des charges sociales avec une baisse des cotisations patronales familiales. L’idée est de faire en sorte que l’effet soit plus important sur les salaires jusqu’au salaire médian. Cette baisse des charges sera compensée par de la TVA et pourquoi pas un peu de CSG. Tout cela représente au total un choc de compétitivité de 50 milliards, bien plus important que le pacte de responsabilité. De même, il faut une baisse des cotisations retraite des salariés de 2% car nous voulons que le passage aux 39 heures s’accompagne d’un gain de pouvoir d’achat qui représentera un petit treizième mois pour les bas salaires.

Enfin, redonnons plus de souplesse aux entreprises avec la mise en place d’un contrat de travail unique. Pour que les entreprises n’aient plus peur d’embaucher, il faut aussi qu’elles puissent licencier : faisons un contrat dans lequel les conditions de rupture soient connues au moment de l’embauche.

Les Assises de la fiscalité des entreprises s’ouvrent cette semaine. Que faut-il faire sur le volet fiscal?

Il faut d’abord des mesures de confiance et de stabilité : inscrire dans la Constitution que les prélèvements obligatoires ne peuvent excéder 60% des revenus des ménages ; réduire le Code général des impôts et faire en sorte que toute mesure fiscale ne puisse être changée qu’une seule fois durant la législature. Et puis une politique de l’offre, c’est une politique favorable à l’investissement. Je propose de passer à un taux (plancher) d’IS de 15% pour redonner des marges aux entreprises et de permettre, sur le modèle israélien, de déduire de son revenu imposable jusqu’à 200.000 euros en cas d’investissement dans le capital d’une PME.

Toujours sur le modèle israélien, pour favoriser l’innovation, créons une agence gérée par des chefs d’entreprise, chargée de sélectionner des projets innovants, avec la possibilité d’investir massivement en fonds propres, jusqu’à 450.000 euros. Ce serait un effet de levier énorme.

J’ai aussi déposé une proposition de loi pour faciliter le financement des PME avec la mise en place d’un mécanisme de titrisation des prêts aux PME, via un label avec la Caisse des dépôts et consignations, ce qui encouragerait les banques à prêter davantage.

L’accord sur la formation-professionnelle va-t-il dans le bon sens ?

Il n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Il faut déplafonner le compte personnel de formation de 150 heures et le libeller en euros. Il doit être inversement proportionnel à la qualification des salariés. Et puis ce marché de la formation professionnelle doit être un vrai marché, ce qui veut dire en clair qu’il faut un organisme de certification indépendant pour faire en sorte que la qualité de l’offre de formation soit garantie. Cela impose aussi de renforcer les critères de financement des partenaires sociaux.

Pensez-vous que les Français soient prêts à accepter ces mesures ?

Les Français ont compris que sans électrochoc, la France ne s’en sortira pas. Il faudrait que les avant-projets de loi soient prêts durant la campagne et passer, s’il le faut, pas les ordonnances dans les six premiers mois. Pourquoi les Français ont-ils eu cet engouement en 2007 pour Nicolas Sarkozy ? Ils pensaient qu’on allait en finir avec les rois fainéants. Malheureusement, probablement en raison de la crise de 2008, l’élan s’est ensuite perdu dans les sables.

 Écrit par Isabelle FICEK
Journaliste
ificek@lesechos.fr
 

Communiqué de Presse d’Hervé Morin, Président du Nouveau Centre

Je tiens avant tout à me réjouir de la participation massive des Français à ce premier tour de l’élection présidentielle. Contrairement à toutes les prévisions, les Français se sont massivement exprimés et ont pleinement joué le jeu de la démocratie.

Aucune élection n’est jouée d’avance. Nous avons quinze jours pour convaincre les Français.  Le 6 mai prochain, plutôt que de choisir un retour en arrière qui promettrait aupays tout entier des lendemains douloureux, les Français doivent faire le choix de l’avenir et de la responsabilité. Ce choix est fondamental pour notre pays. La France ne peut pas perdre 5 ans, à l’heure où elle a plus que jamais besoin de courage politique et d’idées nouvelles pour affronter les défis de demain.

Le résultat de ce soir montre un double vote de protestation. D’une part une protestation des Français contre la crise et l’évolution du système économique – d’autre part une protestation contre une campagne électorale qui n’a pas abordé les sujets qu’ils attendaient. Il reste quinze jours pour rectifier le tir et je compte sur Nicolas Sarkozy pour remettre les vrais sujets au cœur de la campagne de second tour.

Les scores de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon constituent les symboles d’un pays déboussolé, en perte de repères. Mais si les Français ont choisi d’exprimer leur colère par des votes contestataires forts au premier tour, ils doivent au second tour choisir en fonction des projets.

Les Français doivent choisir un Président dont les priorités sont le retour à la croissance économique, la baisse des déficits publiques, le renforcement de l’Union Européenne… C’est tout l’inverse que nous promet François Hollande. Après nous avoir expliqué pendant toute sa campagne qu’il était libre, le candidat socialiste n’a aujourd’hui d’autre choix que de conclure un PACS avec ses encombrants alliés. L’heure de vérité a sonné, etavec lui l’heure des petits arrangements entre amis. Combien ces tractations de couloirs vont-elles coûter à la France?

Je compte sur le sens de la responsabilité de François Bayrou. Son résultat montre l’échec de sa stratégie d’isolement. Il est aujourd’hui indispensable que François Bayrou soit fidèle à ses convictions et à son programme. Il doit rejoindre le seul candidat qui nous assure que demain, le problème de la dette restera une priorité.

J’appelle enfin l’ensemble des électeurs centristes à mettre toute leur énergie dans la bataille de l’entre-deux tours, et à se mobiliser pour que le 6 mai prochain, pas une voix centriste ne manque à Nicolas Sarkozy. Parce qu’avec la victoire de Nicolas Sarkozy, c’est la France toute entière qui gagnera.

Hervé Morin, 22 avril 2012

Lors de l’Assemblée Départementale du Nouveau Centre Haute-Vienne qui s’est tenue à Limoges le vendredi 16 mars, les adhérents présents ou représentés ont renouvelé leur soutien à Hervé MORIN, Président National du Nouveau Centre, et ont regretté qu’il n’ait pas été en mesure de continuer dans la course présidentielle.

Conformément aux résultats du Congrès National du Nouveau Centre qui s’est tenu le 25 février, la Fédération de la Haute-Vienne a pris acte du retrait d’Hervé MORIN et a apporté très majoritairement son soutien à Nicolas SARKOZY dès le 1er tour de l’élection présidentielle.

Par ailleurs, Philippe PAULIAT-DEFAYE, candidat aux élections législatives sur la 1ère circonscription face au Député Maire de Limoges, a été réélu à l’unanimité Président de la Fédération départementale pour une durée de 2 ans.

Marie-Pierre BERRY, Direction Générale Adjointe du Nouveau Centre, demeure déléguée départementale. Elle est également investie par le Nouveau Centre et le Parti Radical pour les élections législatives sur la 2ème circonscription.

Enfin, les militants ont apporté leur soutien à la candidature du centriste Jean-Marc GABOUTY sur la 3ème circonscription.

Les militants ont apporté leur soutien à la motion présentée par Hervé Morin et ont décidé à 84% d’appeler à voter pour Nicolas SARKOZY dès le 1er tour de la présidentielle.

La motion proposant de rejoindre François Bayrou n’a obtenu que 15% des votes: les militants n’ont manifestement pas oublié la position du patron du Modem lors de la présidentielle de 2007!

Deux enseignements:

  • Le premier enseignement c’est que plus de deux tiers des votants ont accordé leur confiance au Président du Nouveau Centre, Hervé Morin, qui a eu le courage, contre vents et marées, de porter nos idées, de défendre nos valeurs dans une campagne de terrain. Ce score sans appel est une réponse apportée à ceux dont la contestation fut aujourd’hui aussi bruyante que marginale au sein de la base militante du parti.
  • Le second enseignement c’est que plus de 84% des adhérents choisissent de soutenir dès le premier tour de l’élection présidentielle, le candidat Nicolas Sarkozy. C’est un choix de cohérence pour les centristes qui souhaitent peser dans une coalition de la droite et du centre de 2012 à 2017, qui porterons dans les campagnes présidentielle et législatives nos valeurs humanistes, sociales et libérales, décentralisatrices et européennes

        

        

    

Hervé Morin a annoncé le retrait de sa candidature à l’élection présidentielle. Alors qu’il vient de prendre une décision difficile, il peut compter sur le soutien de tous les parlementaires, élus locaux, cadres du Nouveau Centre, militants, sympathisants et responsables des comités de soutien qui se sont mobilisés sans relâche autour de sa candidature.

Le message politique qu’il a porté pendant ces trois mois de campagne était absolument nécessaire pour faire entendre la voix des centristes attachés la perspective d’une Europe fédérale, au retour à l’équilibre budgétaire, à la France active des PME et des entrepreneurs, à l’esprit d’entreprise, à la défense des libertés individuelles et collectives, à la justice fiscale et sociale, à la valorisation de tous nos territoires et à une meilleure prise en compte des classes moyennes.

Dans cette campagne présidentielle, marquée plus que toute autre par la bipolarisation dans une période de crise économique et sociale sans précédent, Hervé Morin n’a jamais cédé aux sirènes du populisme et de la démagogie. Il a tenu un discours de responsabilité et de vérité démontrant des qualités d’homme d’Etat sachant faire primer l’intérêt général et son ambition pour la France sur ses ambitions personnelles.

Refusant tout à la fois l’ambiguïté de François Bayrou et l’archaïsme de François Hollande, Hervé Morin a décidé d’apporter son soutien à Nicolas Sarkozy.

Ce soutien n’est pas un blanc-seing. Il doit s’accompagner de la prise en compte par Nicolas Sarkozy d’un certain nombre d’engagements, de valeurs et d’idées neuves que nous avons portés dans la campagne.

C’est dans esprit que nous pourrons bâtir les bases d’un rassemblement large permettant de dégager la nouvelle majorité présidentielle dont le pays a besoin.

Déclaration d’Hervé Morin, Président du Nouveau Centre, candidat à l’élection présidentielle

Je prends acte de la dégradation historique de la note de la France qui vient de perdre son triple AAA.

Cette dégradation que nous redoutions tous n’est pas une surprise. Elle signe la fin d’un faux suspens qui était entretenu depuis des mois. L’heure de vérité est désormais arrivée et le Gouvernement ne peut plus se contenter de cacher la poussière sous le tapis jusqu’à l’élection présidentielle.

Il faut en finir avec les rustines et les colmatages car la politique de l’autruche n’a convaincu personne. Le temps est venu d’annoncer immédiatement un plan rigoureux, sérieux et crédible de retour pérenne à l’équilibre de nos finances publiques.

Chacun doit prendre ses responsabilités et dire la vérité aux Français au lieu de se réfugier dans des postures démagogiques à l’instar des socialistes qui s’obstinent à refuser l’inscription de la règle d’or dans la Constitution que le Nouveau Centre demande sans relâche depuis 2007.

J’en appelle à des mesures d’économie immédiates pour réduire le déficit budgétaire d’environ 30 milliards d’euros et le ramener ainsi sous le seuil de 3% du PIB, sans pénaliser les classes moyennes :

1. Mise en place d’une taxation sur les transactions financières dont le produit est estimé à 10 milliards d’euros.

2. Fixation d’un taux plancher d’Impôt sur les sociétés à 15 % afin d’éviter que les grands groupes du CAC 40, qui profitent à plein de l’optimisation fiscale, ne paient en moyenne que 8 % d’impôt sur les sociétés quand les PME sont à 33 %. Cette mesure de justice fiscale rapportera 8 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat.

3. Modification de la niche Copé sur les plus-values des entreprises lors de cessions de titres de participation. Recettes supplémentaires estimées à 2 milliards d’euros.

4. Mise en place d’un plafond de déductibilité des intérêts d’emprunts pour les entreprises comme cela existe en Allemagne. Recettes supplémentaires estimées à 3,5 milliards d’euros.

5. Rabot de 7% sur les niches fiscales, hors emplois familiaux et associations. Recettes supplémentaires estimées à 4,5 milliards d’euros.

 6. Signature d’une convention franco-suisse pour taxer les revenus non déclarés des placements effectués en Suisse par les Français. Recettes supplémentaires estimées à 1,5 milliards d’euros.

Je propose également d’augmenter la durée légale du travail à 37 heures hebdomadaires, alors que la France est le pays d’Europe où la durée du travail est la plus faible. Les 35 heures ont été une erreur historique qui nous coûte chaque année 22 milliards d’euros, qui pèse sur la compétitivité de notre économie et sur le pouvoir d’achat des Français.

Les 37 heures par semaine, ce sera immédiatement 0,3 point de croissance supplémentaire et 10 à 15 milliards d’euros d’économies réalisées sans augmenter les impôts. Le passage de 35 à 37 heures se fera aux mêmes conditions de salaires pour tous ceux qui font aujourd’hui des heures supplémentaires.

Ces mesures, toutes guidées par une exigence absolue de justice fiscale et sociale, sont de nature à restaurer la confiance indispensable au retour de la croissance. Elles doivent également aller de pair avec la mise en place rapide, à partir d’une initiative franco- allemande, d’un fédéralisme économique et budgétaire européen.

http://www.hervemorin2012.fr/

Il faut souligner la présence dans l’émission de Rodolphe FLANDRIN, podo-orthésiste à La Geneytouse près de Limoges, rencontré par Hervé MORIN en juin dernier lors de son Tour de France, dans le cadre d’une table ronde sur la diversification de l’activité en milieu rural organisée à la Maison du Berger chez Etienne DUMONT SAINT PRIEST

 

 

François Bayrou, avec qui vous avez fait campagne en 2007, avant de rompre, doit déclarer officiellement sa candidature mercredi 7 décembre. En quoi pensez-vous porter quelque chose de différent de lui ?

Je suis clair : je propose un système d’alliances reposant sur un accord de gouvernement, en m’inscrivant dans la majorité. François Bayrou, lui, est dans une partie de poker qui amène ses électeurs à ne pas savoir quelle alliance il conclura après le premier tour. La démocratie a besoin de transparence.

Votre soutien à Nicolas Sarkozy pour le second tour est donc inconditionnel ?

Non, il est sous conditions. Il faudra qu’un certain nombre de nos propositions soient reprises.

Lesquelles ?

Il faut, par exemple, faire en sorte de moins taxer la production et de plus taxer la consommation, en mettant en œuvre la TVA emploi, ce qui permettra également de baisser les charges sociales des entreprises. Il faut restaurer leur compétitivité par une politique économique et fiscale qui favorise le financement en fonds propres, l’investissement et le travail avec le passage aux 37 heures hebdomadaires. Il faut fixer des règles précises sur les conflits d’intérêts et introduire l’inéligibilité à vie des élus ayant été condamnés pour un délit politico-financier. Nous demandons aussi l’autonomie des établissements scolaires et la modification des rythmes scolaires.

Sont-ce des conditions sine qua non ?

Ce sont des conditions, même si l’on peut toujours discuter. Il faudra aussi que nous ayons un groupe parlementaire suffisamment fort pour que nos propositions ne restent pas lettre morte après l’élection.

Sur le fond, qu’est-ce qui vous sépare de François Bayrou ?

Ses propositions économiques sont indigentes, si ce n’est dérisoires. Son slogan « acheter français », c’est celui du Parti communiste en 1946. Il faut restaurer la performance de nos entreprises pour restaurer leur compétitivité. François Bayrou a été ministre de l’éducation, il fait de cette question une priorité, comme moi, mais j’attends toujours ses propositions de transformation systémique.

Vous êtes issu d’une famille politique sensible à la construction européenne. Vous reconnaissez-vous dans la politique menée par Nicolas Sarkozy ?

Depuis 2008, on court chaque semaine après l’actualité. On a eu l’Europe des pères fondateurs, on a besoin de l’Europe des fils fondateurs. Il nous faut des institutions plus efficaces, reposant sur un nouveau traité, pour arriver à ce que j’appelle l’Europe fédérale. José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, et Herman von Rompuy, le président du Conseil européen, sont des fantômes. On est arrivé à un système où ce sont deux Etats, l’Allemagne et la France, qui décident des solutions pour l’Europe. Ça ne marche pas. Il faut fusionner les deux présidences du Conseil européen et de la Commission pour créer un vrai président de l’Europe, améliorer la démocratie, avec un Parlement européen élu par le peuple européen sur la base de listes communes à toute l’Europe pour dégager une vraie majorité politique.

Comment espérez-vous percer, alors que vous n’êtes crédité que de 1 % dans les sondages ?

Il y aura une campagne, où chaque candidat aura son temps de parole. Arnaud Montebourg, qui partait de très bas au début des primaires socialistes, a su profiter du débat pour convaincre.

Votre candidature est contestée dans votre propre parti…

J’ai dix-sept parlementaires qui me soutiennent. François Bayrou a trois députés et à peine plus de sénateurs. Mes parlementaires sont trois fois plus nombreux que les siens.

Quelque chose peut-il vous faire renoncer ?

Non.

Propos recueillis par Pierre Jaxel-Truer

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24 février 2014: Vœux du Nouveau Centre 87
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