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CONSEIL NATIONAL DE L’UDI
Samedi 14 juin 2014
Discours d’Hervé MORIN
Président du Conseil national
 
Seul le prononcé fait foi

Mes chers amis,

Pour rédiger mon discours, je cherchais dans notre histoire, récente et moins récente si nous avions déjà été confrontés à une situation semblable : un abîme de morosité et de pessimisme dans une société qui a perdu ses repères et sa confiance et enfin la tentation de la régression nationale.
1992-1993 par exemple, la fin des années Mitterrand, la déliquescence du parti socialiste dans les affaires Pelat/Tapie, le gang des Safranes, des ministres qui ne pouvaient plus sortir de leurs ministères pour aller en province de peur de se faire chahuter, une économie atone. Beaucoup de similitudes donc mais avec une différence de taille. L’opposition était en état de marche. Le RPR et l’UDF étaient là pour assurer l’alternance.

Alors remontons un peu plus loin dans notre histoire politique : 1958. Oui une vraie crise de régime, l’hallali d’une IVème République à l’agonie. L’impuissance de l’Etat et des institutions bancales emportées par la décolonisation. Comme aujourd’hui aussi des finances en mauvais état. Mais là aussi il y avait une différence de taille avec ce que nous vivons aujourd’hui. On avait la croissance, et une croissance à 5% : On avait le plein emploi ! On avait les trente glorieuses ! On construisait l’Europe autour des idées centristes ! On avait des projets plein les cartons qui ont été souvent à tort attribués à la Vème.

Non, vous voyez notre référence pour cette tension démocratique, économique et morale autant que sociale, je dirais c’est plutôt 1934, les affaires avec Stavisky et consorts, les ligues d’extrême-droite qui défilent la canne-épée à la main, la montée des nationalismes, le chômage, la démocratie aux abonnés absents, et la République qui vacille.
On se dit toujours : mais ça ne peut pas arriver. La Vème République est trop solide. Les gens ne laisseront pas faire. Ils réagiront. Je pense qu’à cette époque beaucoup se disaient cela aussi. Et puis un jour de 1940 c’est le vote des pleins pouvoirs à Pétain par une majorité de députés républicains. Et puis un autre jour c’est le putsch des généraux. Et puis un autre jour le Général doit se rendre à Baden pour s’assurer de la confiance des armées. Et on voit alors qu’une démocratie peut vaciller, que la nature humaine peut préférer l’autorité à la liberté, d’autant que beaucoup de nos compatriotes rêvent aujourd’hui de foutre le système par terre.

Oui il est là le sujet et nous devons réagir. Faut-il une 6e République ? Un jour pas si lointain, il faudra se poser la question. Que faire d’un pouvoir qui est une illusion d’efficacité et une réalité de médiocrité ? Ces préfets, ces recteurs, ces directeurs d’administrations centrales, le doigt sur la couture du pantalon mais dont toutes les décisions ne font qu’un clapotis pour nos compatriotes sur l’océan de la mondialisation. Un système incapable de se réformer qui compense en produisant de la norme. Que faire de ce système quasi monarchique qui dégénère, corrode, corrompt notre démocratie ? Que faire de cette élection présidentielle qui rend complètement dingo la classe politique française ? Que faire d’un mode de scrutin qui à l’Assemblée nationale donne à deux partis qui font 35 à 40% des voix la quasi-totalité des sièges ?

Quelques-uns ici, j’en suis sûr, vous allez me dire «  tu as raison Hervé mais l’essentiel c’est le chômage, la dette, les salaires, ce ne sont pas les institutions ? ». Et bien vous voyez, ce n’est pas mon avis. Moi je crois qu’il y a un lien très fort entre la déréliction de nos institutions et notamment cette folie de l’élection présidentielle et notre incapacité à reformer et à remettre notre pays dans la bonne direction. Regardez l’Allemagne, il y a bien un lien entre la tempérance et l’équilibre de son système parlementaire et ses résultats économiques ? Oui, même si c’est compliqué car je sais l’attachement des gens à l’élection présidentielle, il faut dire aux Français que la restauration de l’économie, notre capacité à gérer la transition de notre pays vers le monde nouveau, la prise en main des 4 -5 grands sujets majeurs de ce début de siècle passe par une révolution institutionnelle : une VIème République combinant régime parlementaire et fait majoritaire comme le prévoyait la Vème République avant l’attentat du Petit-Clamart et la révision de 1962. Sans changement démocratique profond, on n’arrivera à rien je vous le dis.

Aujourd’hui l’élection présidentielle est devenue non plus le grand rendez-vous démocratique de notre pays mais le grand rendez-vous démagogique.  Un immense jeu de farces et attrapes pour quelques gogos qui y croient encore. Et je mets un petit coup de 75% de taxation, une petite dose de fonctionnaires avec 60.000 enseignants, un petit zeste d’écologie avec la fermeture de Fessenheim et voilà le programme, un programme sans cohérence, suintant la démagogie par tous ses pores. Un programme dont évidemment pas une seule des promesses ne se réalisera. Et pendant ce temps, on accuse Marine Le Pen d’avoir un projet qui ne tient pas la route. C’est vrai mais commençons-nous par balayer devant notre porte !
Voilà la réalité de la Démocratie française.

Et voilà pourquoi cette gravité aujourd’hui. Ne soyons pas ceux qui savaient et qui n’ont rien fait. Ne soyons pas ceux qui pouvaient et qui n’ont rien fait. Le PS est en lambeaux, l’UMP est en charpie, mais nous centristes nous sommes debout, vivants, résolus et porteur d’espoir. Oui heureusement il reste l’UDI pour dire non au Front National, oui à la démocratie et oui aux Etats Unis d’Europe – ce qui doit nous mobiliser, c’est de devenir une alternative aux autres partis qui n’écoutent plus, ne voient plus, ne gouvernent plus. C’est aux yeux des Français une force alternative crédible.
Notre formation politique est toute jeune. Et pourtant elle est là, seule au milieu d’un champ de ruine, seul parti démocratique rescapé de ce grand naufrage des européennes.
 
Et, mes chers amis, cette situation nous impose plus que jamais un devoir de responsabilité.
Notre première responsabilité c’est de renforcer notre parti. Qu’est-ce que ça veut dire renforcer notre parti ? C’est tout simple, cela veut dire respecter les 3 lettres de notre mouvement, U D I, Union   Démocrates    Indépendants.
Oui, nous avons grandi si vite qu’il est bon de se rappeler ce que veulent dire ces trois lettres.

L’Union d’abord. Beaucoup en doutait – vos savez les fameuses grenouilles qui n’arrivent pas à rester dans la brouette – et pourtant nous l’avons réussie. Cinq partis politiques fondateurs aujourd’hui beaucoup plus unis qu’on ne le dit car ils savent que leur avenir propre est intimement lié à la construction de l’UDI, et des adhérents de plus en plus nombreux, des jeunes beaucoup, qui veulent d’abord un grand parti du centre capable d’incarner une alternative. Tout cela nous le devons à Jean-Louis qui savait arranger les bidons avec un talent sans égal.

Cet esprit unitaire, je vais vous dire, c’est notre bien le plus précieux, il est plus précieux que tous les statuts et toutes les déclarations. Alors surtout gardons-le et renforçons-le.

D comme démocrates. Et appliquons déjà ce mot à nous-mêmes avant d’accuser les autres. Vous déciderez bientôt qui succèdera à Jean-Louis Borloo à la présidence de l’UDI. L’élection du mois d’octobre sera capitale dans le contexte de déliquescence démocratique que je vous ai décrit. L’UDI doit être exemplaire dans son fonctionnement interne. Respect des statuts. Respect de notre charte. Campagne interne propre. Election la plus transparente possible de notre président ou de notre présidente. Et surtout, évidemment, rassemblement immédiat derrière lui ou elle sitôt son élection.  Mes chers amis, octobre sera un moment de vérité dont vous devez être les garants ; si nous ne respectons pas nos règles, je vous le dis, c’est toute notre union qui sera menacée car dès lors plus personne ne sera engagée sur rien. Tout redeviendra comme du temps d’avant l’UDI et, en moins de 6 mois, je vous le garantis ce sera l’OPA assurée, de l’UMP ou du Modem ou des deux à la fois sur notre formation. Et puis je vais vous dire, si nous ne sommes pas capables de gérer parfaitement ce moment démocratique interne, comment pouvons-nous espérer pouvoir gérer ensemble des questions beaucoup plus lourdes qui se poseront à nous en 2015/2016 comme la satanée élection présidentielle, ou celle des conditions de notre alliance ?

I comme Indépendants justement. Certains aussi y voyaient une faiblesse. C’est au contraire notre force. Dans un monde complexe, les pensées convenues échouent alors que les esprits libres et indépendants réussissent. Les organisations caporalistes, les partis casernes, ce n’est pas fait pour nous !
Indépendants, ça veut dire aussi quelque chose de très simple. Nous ne sommes pas dyslexiques. UDI ne veut pas dire UMP pas plus aujourd’hui que demain. Je dis cela parce que j’ai entendu le chant des sirènes d’Alain Juppé ou Jean-Pierre Raffarin. Voyons-nous, parlons nous, faisons enfin le grand parti de droite et du centre. C’est 2002 le retour. Ils nous refont le coup « des carottes et des petits pois ». Et bien « même pas en rêve Alain » comme dit ma fille aînée ! Vous les avez vus vous les centristes à l’UMP ? Regardez leurs présidents depuis 2002 : Juppé, Sarko, Devedjian, Bertrand, Copé, et demain re Juppé ou re Sarko. Ils sont où les centristes ?! Regardez les successeurs possibles : Fillon RPR, Pécresse RPR, Bertrand RPR, Wauquiez RPR, Baroin RPR, Le Maire RPR, NKM RPR… je m’arrête.

Et ne vous trompez pas, l’UMP n’est pas en train d’exploser et n’explosera pas.
Elle n’explosera pas, pas plus que le PS n’a explosé dans ses pires moments, car les uns et les autres savent que sous la Vème république, le système leur garantit l’accaparement du pouvoir national et local. Ce à quoi vous assistez est juste un phénomène de décomposition-recomposition classique d’un parti dominant au lendemain d’un échec politique. Les Français ont assisté exactement au même phénomène 5 ans plus tôt à gauche. Et puis vous connaissez cette phrase de Tocqueville : « en politique, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés ».

Alors, le grand parti du droite et du centre je vais vous dire ce que c’est pour moi dans l’avenir : c’est très simple, c’est l’UMP d’un côté et l’UDI de l’autre. Oui, chacun chez soi et les vaches seront bien gardées, dit-on chez moi en Normandie. Ce qu’il nous faut, c’est un grand parti de droite fort et un grand parti du centre fort et non pas un parti obèse, tellement sans architecture qu’il devient difforme, pas un parti Albatros que ses ailes de géant empêchent de marcher. Et notre but sera clair, je vous le dis : 1. Peser suffisamment dans la majorité de 2017 pour forcer l’UMP à signer un contrat de gouvernement avant l’élection 2. Réussir à leur passer devant aux législatives de 2022. L’UDI comme l’UDF ne se fera pas en un jour mais dans plusieurs années rien n’est impossible, j’en suis sûr.

Et j’oubliais, indépendants veut dire aussi indépendants du Modem. Nous avons fait un cartel électoral. Très bien. Maintenant que fait-on ? Y-a-t-il un chemin entre d’un côté la petite aventure extra conjugale d’une nuit et de l’autre le mariage en grandes pompes dans les salons du château de Pau ? A vrai dire je ne sais pas. Il y a une ligne de crête à rechercher. Il faut en débattre tous ensemble, démocratiquement. Non pas passer par pertes et profits ce que nous avons construit ensemble, notamment pour les Européennes, mais continuer à dialoguer, à débattre ensemble des grands sujets pour partager des solutions communes. Ni plus ni moins pour le moment, et nous verrons bien après ces forums communs, ces séminaires communs si nous en sommes au moment de l’emballage final. Avec le Modem nous n’avons pas besoin d’un énième organigramme. Je vous propose simplement qu’on réfléchisse, travaille ensemble sur les grands sujets qui traversent la société française.

Unis, démocrates, et indépendants ! Ce doit être notre feuille de route pour l’UDI. C’est aussi notre responsabilité : préserver l’unité de notre famille politique dans le respect de nos différences, être en première ligne des démocrates contre l’extrémisme et pour la défense de nos libertés, porter l’idée de responsabilité et de liberté d’entreprendre, défendre l’indépendance de parole et de pensée de chacun des adhérents de l’UDI et de l’UDI tout entier. Le défi effraie si l’on est seul. Il motive quand on sait que toute une équipe et des milliers de militants sont à vos côtés pour le relever.

Y aura-t-il un centriste aux présidentielles ? Ma conviction est qu’il faut tout faire pour en avoir un. Mais tout faire ne veut pas dire faire n’importe quoi. Je suis sûr de deux choses concernant cette candidature centriste. La première c’est que si la présidence de l’UDI devient une affaire personnelle autour de la présidentielle, l’UDI sera morte. La présidence de l’UDI ne se résume pas l’élection présidentielle. Ce n’est pas la même étape. Il ne faut pas confondre mettre un parti en capacité de présenter un candidat pour la présidentielle, ce qui est le job du futur président de l’UDI, et ensuite décider collectivement d’une candidature et des moyens de sa sélection. Ce sont deux étapes distinctes, différentes. La seconde chose que je sais, c’est que le poids du Front National nous imposera de regarder les choses avec lucidité en posant 3 questions. A-t-on un candidat crédible ? Risque-t-on de faire éliminer notre camp du 2nd tour ? Quelle capacité a-t-on de peser dans le cadre des primaires afin qu’à l’issue des législatives nous soyons incontournables pour la majorité ? Avoir les clés au parlement, ce doit être notre objectif essentiel. En clair, assez de députés pour qu’aucune majorité ne se fasse sans nous. A ce jour, je n’ai aucune réponse à ces trois questions mais elles me semblent essentielles. Si on les perd de vue, c’est l’UDI qu’on perd de vue.

Vous le savez bien, la politique n’est pas un système stable mais un processus permanent de transformation. L’UDI a besoin d’un visage, vous déciderez bientôt lequel. Elle a besoin d’un projet, nous le construirons ensemble. Elle a besoin d’un élan, il est ici dans cette salle. Vous l’incarnez et il ne s’arrêtera pas.

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La nouvelle baisse du quotient familial annoncée par le gouvernement constitue une attaque contre le pouvoir d’achat et la politique familiale.

François Hollande, qui s’était pourtant engagé à maintenir toutes les ressources affectées à la politique familiale et à ne pas augmenter les impôts en 2014, récidive avec la deuxième baisse du quotient familial en un an.

Il s’agit d’une énième augmentation d’impôts qui ne dit pas son nom, qui ne fera que fragiliser un peu plus le pouvoir d’achat des ménages alors qu’aujourd’hui il est essentiel de le préserver.

Si nous nous félicitons que le caractère universel de la politique familiale ne soit pas remise en cause, force est de constater qu’il s’agit d’un nouveau coup de canif dans la politique familiale française, qui permet pourtant à la France d’avoir le meilleur taux de natalité en Europe et le meilleur taux de professionnalisation des femmes.

Ce choix de facilité du gouvernement démontre son incapacité à s’attaquer aux réformes courageuses auxquelles la France ne peut plus échapper.

Qui peut encore avoir confiance en ce gouvernement qui nous a dit qu’il n’augmenterait pas les impôts et ne toucherait pas la politique familiale et fait exactement l’inverse ?

Le Nouveau Centre 87 exhorte la majorité à cesser de se réfugier derrière l’excuse de l’héritage et à engager un tournant économique et social autour du programme républicain de redressement national proposé par Jean-Louis Borloo.

Alors que la France vient d’entrer en récession et enregistre une baisse historique du pouvoir d’achat, la majorité n’a plus le droit d’invoquer l’héritage de la majorité précédente pour justifier ses échecs.

Dès juillet, Jean-Louis Borloo a alerté le Gouvernement sur sa politique qui risquait d’ajouter de la crise à la crise, de conduire à la récession économique, à l’explosion du chômage et à l’aggravation de la crise sociale. Force est de constater que la majorité ne nous a pas entendu.

Nous appelons donc à nouveau le Gouvernement à un sursaut économique et social. Il doit également prendre acte sans délais que sa « boîte à outils » n’est pas à la hauteur de la crise profonde qui frappe de plein fouet les Françaises et les Français et revenir sur les erreurs du début de quinquennat.

Le Gouvernement doit rétablir sans délai le forfait applicable au versement de cotisations sociales et les avantages fiscaux pour les services à la personne, baisser immédiatement TVA à 5.5% sur le logement social et les travaux dans le bâtiment (travaux de rénovation de l’habitat et d’efficacité énergétique) et rechercher un compromis sur les charges des heures supplémentaires ou sur leur défiscalisation à défaut de revenir complètement sur les décisions prises.

La majorité doit également cesser d’accabler les ménages et les entreprises d’impôts et de taxes et doit s’engager à ne pas augmenter les prélèvements obligatoires d’ici 2017 afin de remettre en marche les moteurs de la croissance.

Au-delà de la réparation de ses erreurs, le Gouvernement doit rallumer tous les moteurs pour relancer la croissance et c’est tout l’enjeu du programme républicain de redressement national proposé par Jean-Louis Borloo.

Ce programme de 10 mesures vitales et urgentes aidant à la sortie de crise doit permettre, compte tenu de la situation, un consensus républicain.

 

Suite aux déclarations du Premier ministre, le Nouveau Centre 87, estime qu’exclure d’emblée un relèvement de l’âge légal de départ à la retraite n’est pas sérieux.

Jean-Marc Ayrault a indiqué hier que le gouvernement ne toucherait pas à l’âge légal de départ à la retraite dans la perspective de la réforme que le gouvernement mènera cette année.

Le Nouveau Centre, pour qui seule une hausse des cotisations et une baisse des pensions doivent être exclues à ce stade, s’inquiète de ces déclarations et appelle le Premier ministre à retrouver le sens des responsabilités :

  • Refuser de débattre de l’âge légal de départ à la retraite, ce serait avancer masqués face aux Français et aux françaises, leur mentir, puisque François Hollande a d’ores et déjà annoncé que le nombre de trimestres nécessaires pour pouvoir partir avec une retraite à taux plein allait augmenter.
  • Refuser de débattre de l’âge légal de départ à la retraite, ce serait un réflexe idéologique navrant qui priverait le gouvernement d’un levier essentiel pour faire face aux déficits nés de la crise.

Nous estimons au contraire qu’il faut accélérer les décisions et appliquer dès le 1er janvier 2015 la loi de 2010 qui prévoyait le relèvement de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans pour l’ensemble des assurés à compter de 2017. En outre, cette même loi prévoyait une convergence entre les régimes public et privé sur 10 ans. Au regard de l’extrême fragilité de notre système de retraite, nous devons accélérer cette convergence.

En parallèle, d’une part, il convient de poser clairement avec les partenaires sociaux les bases d’une réforme intégrant l’allongement de l’espérance de vie et de travailler sur une trajectoire visant à allonger la durée de cotisation à 44 ou 45 ans à horizon 2020 et de repousser l’âge légal de départ à la retraite à 64 ou 65 ans toujours à horizon 2020.

D’autre part, un débat sur l’instauration d’un système de retraites à point devra être clairement tranché. Ce système, fondé sur l’équité, permettra de ne plus avoir des régimes différents mais surtout de mieux de tenir compte des parcours professionnels, de la pénibilité du travail, des modes de vie de moins en moins linéaires et d’élever enfin le niveau global de la retraite de chacun de nos concitoyens.

François Hollande a fait savoir qu’en cas de victoire à l’élection présidentielle, il reviendrait sur la mise en place de la TVA « anti-délocalisations » votée par la majorité présidentielle tout en laissant entendre qu’il maintiendrait la hausse de la CSG sur les revenus du capital destinée à financer une partie de la réforme.

La hausse de deux points de la CSG sur les revenus du capital : voici donc, de l’avis même du candidat socialiste, une mesure juste et efficace, qu’il conviendrait de maintenir.

Oui mais voilà: Jérôme Cahuzac, conseiller du candidat François Hollande sur les questions budgétaires et fiscales, estimait en janvier que cette hausse de la CSG constituait une « erreur » de Nicolas Sarkozy puisqu’elle concernerait  » notamment les personnes qui perçoivent un petit loyer, c’est à dire typiquement les classes moyennes à la retraite ».

Avec le Parti Socialiste, les mêmes classes moyennes frappées par la mesure votée par la majorité présidentielle seraient donc, par un coup de baguette magique, épargnées par la même mesure maintenue par François Hollande.

La réalité est tout autre : S’il arrivait au pouvoir, François Hollande annulerait l’allègement du coût du travail tout en maintenant hausse de la CSG qui permet de le financer. Voici donc une augmentation sèche des prélèvements sociaux qui vient s’ajouter aux 50 milliards d’impôts nouveaux programmés par François Hollande. La facture s’alourdit encore.

DÉLINQUANCE :

En 2011, la délinquance au niveau national a baissé pour la 9ème année consécutive, alors qu’elle avait explosé de +17,8% entre 1997 et 2002.

En Haute Vienne, la délinquance a ainsi baissé de – 9,5% depuis 2002 et les atteintes aux biens ont même baissé de – 16,3% alors qu’elles avaient respectivement augmenté de + 38,3% et de + 44,3% entre 1997 et 2002 (source ONDRP-Cartocrime – Chiffres 1997-2010).

PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ:

Limoges accueille deux pôles de compétitivité :

  • ELOPSYS, spécialisé dans les hautes technologies et l’électronique de pointe (micro-ondes, photonique, réseaux sécurisés, images et interfaces numériques
  • Le pôle européen de la céramique, spécialisé dans le développement de nouvelles applications des céramiques pour l’habitat, la production et les économies d’énergie, la santé, l’optique, l’électronique et l’optoélectronique

Au total ces deux pôles rassemblent une centaine de PME et représentent 6 500 emplois.

Le 26 juin 2008, Nicolas Sarkozy s’était rendu à Limoges lors d’un déplacement consacré aux pôles de compétitivité. Il avait notamment visité près de chez vous les ateliers BERNARDAUD et l’usine CERLASE.

Au niveau national, l’Etat a accordé 1,5 milliard d’euros aux pôles de compétitivité pour la période 2009-2011.

PÔLES D’EXCELLENCE RURALE : 1 million d’euros de soutien de l’Etat pour 3 pôles d’excellence rurale

Les pôles d’excellence rurale sont des projets favorisant le développement des territoires ruraux qui reçoivent à ce titre un financement de la part de l’État.

Il en existe 3 dans le département :

  • Un pôle pour la structuration et la valorisation de la filière ovine. Situé dans le Nord du département, sa mission consiste notamment à valoriser l’image de moutonnier et contribuer au désir d’installation de jeunes agriculteurs.
  • Un pôle pour le développement d’une filière bois-énergie et la valorisation des bio-ressources dans une logique de développement durable.

Au nord-est de Limoges, le projet allie le développement de la production de plaquettes issues de résidus bois à une activité complémentaire de compostage. Dans le sud du département, l’installation d’une ferme-relais à côté d’une plate-forme de collecte de châtaignes et de marrons.

PLAN DE RELANCE : 40,8 millions d’euros injectés par le Plan de Relance dans la région pour les infrastructures et le logement

Au plus fort de la crise, Nicolas Sarkozy a décidé de relancer fortement l’investissement public afin de soutenir des secteurs majeurs de l’économie, limiter la récession et préserver l’emploi.

  • 4 millions d’euros pour la modernisation de la RN 141 entre La Barre et Le Breuil
  • 1,4 million d’euros pour l’entretien de l’A20 entre Limoges et Uzerche
  • 3,5 millions d’euros pour la régénération de la ligne TER Limoges-Guéret, avec notamment le remplacement de 26,5 km de rails et de 21 400 traverses qui a mobilisé 140 employés
  • 1,5 million d’euros pour la restructuration des laboratoires de chimie sur le campus de la Borie à l’université de Limoges
  • 720 000 euros pour la reconstruction du pont d’Aixe sur Vienne sur la RN 2

RÉNOVATION URBAINE : 110 millions d’euros engagés pour la rénovation urbaine

Le Plan National de Rénovation Urbaine (PNRU), c’est 12 milliards d’euros de subventions sur 10 ans pour améliorer radicalement le lieu de vie de 4 millions d’habitants dans 500 quartiers populaires. Il mobilise 45 000 emplois dans les travaux publics sur ses chantiers. D’ores et déjà, les résultats sont visibles.

Dans la Haute-Vienne, 110 millions d’euros ont été mobilisés pour la rénovation urbaine dans les quartiers La Bastide, Beaubreuil et Val de l’Aurence à Limoges et un internat d’excellence a ouvert à la rentrée 2011 à Limoges.

Parce que l’école est le premier vecteur de l’ascension sociale, c’est aussi le lieu où les inégalités, qui naissent précocement, peuvent et doivent être corrigées. C’est pourquoi Nicolas Sarkozy a créé les internats d’excellence, qui s’adressent à des collégiens, lycéens et étudiants motivés et méritants, qui ne disposent pas de conditions de travail favorables à la maison pour réussir leurs études.

26 projets d’internats d’excellence ont déjà été lancés depuis 2009. Il y en a au moins un par académie. En comptant les places déjà ouvertes dans d’autres internats existants, on compte aujourd’hui 10 000 places « internats d’excellence ». L’objectif de Nicolas Sarkozy est de parvenir à 20 000 places, en mobilisant 500 millions d’euros issus des crédits du programme des Investissements d’avenir.

CRÉATION D’ENTREPRISES :

Le nombre d’entreprises créées a doublé entre 2008 et 2010 dans la Haute-Vienne

Dans le seul département de la Haute-Vienne, plus de 9 800 entreprises ont été créées depuis 2007.

2.480 entreprises ont été créées en 2010, alors que 820 entreprises seulement étaient créées chaque année en moyenne entre 1997 et 2002.

Ces bons résultats s’expliquent notamment par le succès du statut de l’auto-entrepreneur, créé par Nicolas Sarkozy et qui offre un cadre social et fiscal avantageux pour ceux qui choisissent d’entreprendre. Près de 4000 auto-entreprises ont ainsi été créées dans la Haute-Vienne en 3 ans

En Haute-Vienne, c’est aussi…

  • 1 université autonome à Limoges depuis le 1er janvier 2009 grâce à la loi LRU
  • 1 maison pour l’accompagnement et l’intégration des malades d’Alzheimer (MAIA) ouverte à Saint-Yrieix-la-Perche, et 2 centres mémoire de ressources et de recherche à Limoges et à La-Jonchère-Saint-Maurice grâce au Plan Alzheimer
  • déjà 42,5 millions d’investissements d’avenir dans des projets de la région qui feront la croissance et les emplois de demain (par exemple 7,5 millions d’euros pour le laboratoire d’excellence Sigma-LIM de Limoges pour la recherche sur les matériaux et composants céramiques spécifiques aux systèmes communicants)
  • 19 guichets uniques Pôle Emploi, issus de la fusion entre l’ANPE et les Assedic, et qui accompagnent et indemnisent plus efficacement les demandeurs d’emploi
  • 11 000 bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA). Avec le RSA, la reprise d’une activité devient réellement plus avantageuse que le maintien dans les revenus de l’assistance (20% de revenu en plus en moyenne)
  • 3 900 bénéficiaires du minimum vieillesse et 7 700 bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé qui auront vu leurs prestations revalorisées

Depuis quelques jours, l’entreprise Albany située à St Junien est au centre de toutes les polémiques avec 133 salariés pris en otage par une direction sans scrupules. Du jour au lendemain, la direction décide un redéploiement en Alsace au motif d’une concentration des capacités de production et empêche le personnel d’accéder aux machines, au mépris du droit du travail français. Cette entreprise est détenue à 50% par des fonds de pension américains et a bénéficié d’1,5 millions d’euros de la Communauté de Communes de St Junien en 2004.

Incontestablement les dirigeants de cette entreprise largement bénéficiaire se comportent comme des voyous et il est de notre devoir de dénoncer ces agissements.

Cependant, cette affaire fait l’objet aujourd’hui de tentatives de récupération politique de tous bords qui ne sont pas dignes. Défilé de stars de la politique nationale, annonces et contre annonces, vérités et contre vérités… Les ALBANY méritent mieux, même en période électorale.

A vous de juger!

Question de Daniel BOISSERIE au gouvernement 

Monsieur le ministre,

La série noire continue. Aujourd’hui, c’est Albany, à Saint-Junien, en Haute-Vienne : 4,6 millions d’euros de bénéfices annuels et des carnets de commande remplis – de quoi faire rêver bien des entreprises familiales. Mais pour les fonds de pension étrangers, ce n’est pas suffisant. Alors, sans concertation et sans aucun respect des lois sociales, les machines sont cadenassées, 133 salariés sont menacés, méprisés, abandonnés.

Comme le maire de Saint-Junien, j’ai alerté à plusieurs reprises la direction d’Albany : pas de réponse. Nous avons saisi le Président de la République : toujours pas de réponse.

Malgré vos affirmations de la semaine dernière, monsieur le ministre, le travail n’a toujours pas repris. Pouvez-vous admettre qu’une société qui a bénéficié des aides de la communauté de communes et de l’État, et qui dégage de gros bénéfices, puisse abandonner le site et ses salariés pour aller s’installer ailleurs, alors qu’elle a coûté 70 000 heures de chômage technique à l’État ? C’est une honte. Pourquoi n’agissez-vous pas plus vite et plus fort ? Et pourquoi avez-vous enterré la proposition de loi de François Hollande, qui permettait de stopper la désindustrialisation de la France et d’éviter de nombreux drames, comme celui de Saint-Junien ? Eh oui, chers collègues de la majorité, c’est la vérité.

Monsieur le ministre, vous avez souhaité organiser une table ronde à Limoges, avec le président du groupe. Sera-t-il présent ? Et vous, serez-vous présent ?

Enfin, monsieur le ministre, quelles mesures entendez-vous prendre pour vous opposer à ce type de capitalisme odieux qui ravage notre industrie au mépris des salariés et de l’État ? Je vous le demande au nom des salariés, des élus de la communauté de communes et de tous les habitants du bassin de Saint-Junien.

Réponse de Xavier Bertrand ministre du travail, de l’emploi et de la santé.

Sur ce dossier, monsieur le député, même M. Montebourg a été mesuré, car il sait exactement ce qui a été fait. Dès le jour où la direction du groupe Albany a signifié, par mail, qu’elle fermait le site, sans aucune autre procédure, l’inspecteur du travail a rédigé un procès-verbal qui a été transmis au tribunal de grande instance.

Dès le lendemain, j’ai appelé, en Suisse, le président d’Albany, M. Halftermeyer, pour lui dire que la France était un État de droit, qu’il convenait d’y suivre certaines méthodes et certaines procédures, et que, surtout, il fallait y respecter les salariés.

D’autre part, nous avons aussitôt engagé les processus pour la réouverture du site, ce que même les socialistes qui se sont rendus sur place ont confirmé.

En outre, j’ai obtenu de ce président qu’il vienne lui-même à la table ronde organisée en préfecture. Il souhaitait au départ qu’elle se déroule à Sélestat. Mais, les projets concernant l’usine de Saint-Junien, c’est dans le département de la Haute-Vienne qu’il faut s’expliquer. Et c’est là que la table ronde aura lieu cette semaine. Alors, n’allez pas dire que nous n’avons rien fait sur ce sujet, car s’il y en a qui agissent, c’est bien nous. On peut écrire, on peut manifester, mais pendant ce temps il y en a qui obtiennent de premières avancées.

Nous sommes mobilisés sur ce dossier et je serai moi-même représenté jeudi en Haute-Vienne par un membre de mon cabinet qui suit toutes les restructurations.

Nous dénonçons le caractère totalement démagogique et improvisé de l’annonce du candidat socialiste François HOLLANDE concernant la taxation des très hauts revenus.

Alors que le parti socialiste se pose en grand défenseur de la progressivité de l’impôt, François HOLLANDE propose de taxer à 75% les revenus au-delà de 1 million d’euros par an.

Grâce au Nouveau Centre, depuis la dernière Loi de finances, les revenus au-delà de 250.000 euros sont taxés à 44%, et ceux au dessus de 500.000 euros à 45%.

Avec la proposition de François Hollande, on passe entre un revenu de 999.999 euros par an de 45%, à un taux d’imposition de 75% à partir de 1.000.000 d’euros : ce n’est pas sérieux.

Le Président de la République la semaine dernière, en reprenant une proposition du Nouveau Centre, à savoir que les rémunérations des dirigeants des très grandes entreprises soient désormais décidées par l’Assemblée générale des actionnaires, et non plus par les Conseils d’administration, a apporté la réponse la plus adaptée à la problématique des niveaux excessifs, devenue insupportables avec la crise, des très hauts revenus.

François HOLLANDE s’est cru obligé d’apporter une réponse précipitée, maladroite, improvisée et démagogique.

Alors que Standard’s and Poor’s annonçait vendredi la dégradation de la note AAA de la France, les agences Fitch et Moody’s confirmaient, elles, le triple A français.

Cette décision isolée soulève un véritable problème démocratique : elle démontre qu’une agence de notation détient seule le pouvoir de prendre une décision d’une gravité exceptionnelle, qui accentue la défiance des marchés envers nos économies et met en cause notre capacité à sortir de la spirale de l’endettement.

Nous ne sous-estimons en rien la gravité de la situation et n’avons pas attendu que notre pays soit dans le collimateur des agences de notation pour tenir un discours de vérité sur la situation de nos finances publiques. 

Pour autant, face au risque que fait peser une telle décision sur l’avenir de la zone euro et sur l’économie française, il appartient aux peuples seuls de se déterminer et c’est aux peuples seuls que les responsables politiques doivent rendre des comptes.
Depuis 2007, le Nouveau Centre a fait des propositions fortes pour mettre fin à 30 ans de gestion irresponsable des finances publiques. C’est dans cette optique que nous faisons encore une fois le choix du courage et proposons la mise en œuvre immédiate d’un plan de 30 milliards d’économies supplémentaires, qui ne pèseront ni sur les plus modestes et les classes moyennes, ni sur la compétitivité.

Afin que les agences de notations, qui ne détiennent leur légitimité que des salles de marché, n’interfèrent pas au moment ou s’opère un tournant décisif dans le bras de fer qui oppose les Etats à la finance, le Nouveau Centre propose que soit inscrite sans délai à l’agenda européen la création d’une agence de notation publique européenne, contrôlée par des capitaux publics.

 

Déclaration d’Hervé Morin, Président du Nouveau Centre, candidat à l’élection présidentielle

Je prends acte de la dégradation historique de la note de la France qui vient de perdre son triple AAA.

Cette dégradation que nous redoutions tous n’est pas une surprise. Elle signe la fin d’un faux suspens qui était entretenu depuis des mois. L’heure de vérité est désormais arrivée et le Gouvernement ne peut plus se contenter de cacher la poussière sous le tapis jusqu’à l’élection présidentielle.

Il faut en finir avec les rustines et les colmatages car la politique de l’autruche n’a convaincu personne. Le temps est venu d’annoncer immédiatement un plan rigoureux, sérieux et crédible de retour pérenne à l’équilibre de nos finances publiques.

Chacun doit prendre ses responsabilités et dire la vérité aux Français au lieu de se réfugier dans des postures démagogiques à l’instar des socialistes qui s’obstinent à refuser l’inscription de la règle d’or dans la Constitution que le Nouveau Centre demande sans relâche depuis 2007.

J’en appelle à des mesures d’économie immédiates pour réduire le déficit budgétaire d’environ 30 milliards d’euros et le ramener ainsi sous le seuil de 3% du PIB, sans pénaliser les classes moyennes :

1. Mise en place d’une taxation sur les transactions financières dont le produit est estimé à 10 milliards d’euros.

2. Fixation d’un taux plancher d’Impôt sur les sociétés à 15 % afin d’éviter que les grands groupes du CAC 40, qui profitent à plein de l’optimisation fiscale, ne paient en moyenne que 8 % d’impôt sur les sociétés quand les PME sont à 33 %. Cette mesure de justice fiscale rapportera 8 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat.

3. Modification de la niche Copé sur les plus-values des entreprises lors de cessions de titres de participation. Recettes supplémentaires estimées à 2 milliards d’euros.

4. Mise en place d’un plafond de déductibilité des intérêts d’emprunts pour les entreprises comme cela existe en Allemagne. Recettes supplémentaires estimées à 3,5 milliards d’euros.

5. Rabot de 7% sur les niches fiscales, hors emplois familiaux et associations. Recettes supplémentaires estimées à 4,5 milliards d’euros.

 6. Signature d’une convention franco-suisse pour taxer les revenus non déclarés des placements effectués en Suisse par les Français. Recettes supplémentaires estimées à 1,5 milliards d’euros.

Je propose également d’augmenter la durée légale du travail à 37 heures hebdomadaires, alors que la France est le pays d’Europe où la durée du travail est la plus faible. Les 35 heures ont été une erreur historique qui nous coûte chaque année 22 milliards d’euros, qui pèse sur la compétitivité de notre économie et sur le pouvoir d’achat des Français.

Les 37 heures par semaine, ce sera immédiatement 0,3 point de croissance supplémentaire et 10 à 15 milliards d’euros d’économies réalisées sans augmenter les impôts. Le passage de 35 à 37 heures se fera aux mêmes conditions de salaires pour tous ceux qui font aujourd’hui des heures supplémentaires.

Ces mesures, toutes guidées par une exigence absolue de justice fiscale et sociale, sont de nature à restaurer la confiance indispensable au retour de la croissance. Elles doivent également aller de pair avec la mise en place rapide, à partir d’une initiative franco- allemande, d’un fédéralisme économique et budgétaire européen.

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24 février 2014: Vœux du Nouveau Centre 87
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