Mercredi noir à la SNCF,  une mobilisation démesurée et déconnectée des véritables enjeux

 

Philippe Vigier, Président du groupe UDI  à l’Assemblée nationale et Bertrand Pancher, porte-parole sur le projet de loi portant réforme ferroviaire s’étonnent de l’ampleur de la grève nationale dans les chemins de fer ainsi que des nombreuses reconductions déjà prévues.

 

La mobilisation, particulièrement élevée, paralyse notre pays et pénalise des millions d’usagers. Cette méthode, déjà discutable, est disproportionnée et incompréhensible face aux enjeux réels de la réforme ferroviaire.

 

Philippe Vigier et Bertrand Pancher tiennent à rappeler que le projet de loi relatif à la réforme ferroviaire, examiné la semaine prochaine par l’Assemblée nationale, n’accélère en aucun cas la préparation de la France à la concurrence, comme le laissent pourtant entendre différents syndicats depuis plusieurs jours.

 

Pour le groupe UDI, cette ouverture à la concurrence reste fondamentale pour gagner en compétitivité mais aussi pour construire une alternative durable à la route. Elle pourrait également être l’une des pistes à privilégier vers la réduction drastique de la dette de notre système ferroviaire qui s’élève aujourd’hui à 40 milliards d’euros. En l’absence d’une réforme rapide, le déficit structurel annuel pourrait passer de 1,5 milliards d’euros à  près de 3 milliards d’euros. 

 Par ailleurs, ce projet de loi ne remet absolument pas en cause le statut des cheminots, et ne compte pas non plus sacrifier leurs acquis sociaux. La crainte des syndicats quant à la réforme ferroviaire semble donc être assez floue et surtout peu justifiée.

 Cette réforme ferroviaire, certes peu ambitieuse et encore perfectible sur de nombreux points, reste cependant primordiale pour la survie du rail français.

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