Chers Amis,

 Ma proposition de travailler 39 heures payées 35 a suscité une certaine polémique. A travers cette proposition, il s’agit démontrer l’immense effort collectif que l’on doit accomplir.

 

Notre commerce extérieur s’est effondré depuis dix ans. Le poids de la France dans les exportations européennes n’a cessé de baisser. L’industrie française a perdu 36 % de ses effectifs en trente ans – c’est deux fois plus que la moyenne européenne.

 On ne peut plus désormais se limiter à des demi-mesures ou à des bricolages. Le pays s’épuise à faire des efforts qui, finalement, ne nous amènent jamais à retrouver l’espoir.

 Travailler 39 heures payées 35 fait partie d’un panel de mesures beaucoup plus larges que je vous invite à lire :

« Changer vraiment pour retrouver la croissance »  

http://www.nouveaucentre.fr/sites/default/fck_files/file/docu_orientation_politique_UDI.pdf

 Le chiffrage de cette politique

http://www.nouveaucentre.fr/sites/default/files/Le%20chiffrage%20de%20cette%20politique.pdf

 Parmi les autres mesures, nous prévoyons la baisse des cotisations sociales salariales, ce qui permettrait d’augmenter d’environ 1 000 euros le salaire annuel des personnes au SMIC.

 Mes propositions ne se limitent pas à travailler plus pour gagner la même somme. La plus grande régression sociale, c’est le chômage de masse depuis trente ans ; le progrès social passera nécessairement par un effort collectif qui renversera la vapeur et permettra le retour de la croissance. Sans cette dernière, il n’y a pas de retour au plein emploi, pas d’améliorations significatives du pouvoir d’achat possibles et pas de réductions du déficit.

Si les Allemands, depuis deux ans, peuvent distribuer du pouvoir d’achat et instaurer un salaire minimum, c’est parce qu’il y a eu des efforts avant.

Enfin, lorsque les Français travaillaient 39 heures par semaine, était-ce le bagne ? Je ne le crois pas !

 Cette proposition ne doit pas être aussi scandaleuse que cela puisque les ouvriers de Renault ont accepté de travailler 3 heures de plus par semaine sans rémunération, avec un gel des salaires et une mobilité obligatoire avec une heure de trajet pour se rendre d’une usine à l’autre.

 Cet effort là nous permettra de reconquérir de la croissance, les entreprises pourront investir et ce n’est qu’alors que nous pourrons nous engager dans des politiques d’améliorations sociales ! La France a besoin d’un vrai choc de compétitivité !

 Hervé Morin

Président du Nouveau Centre

Président du Conseil national de l’UDI

 

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