Suite aux déclarations du Premier ministre, le Nouveau Centre 87, estime qu’exclure d’emblée un relèvement de l’âge légal de départ à la retraite n’est pas sérieux.

Jean-Marc Ayrault a indiqué hier que le gouvernement ne toucherait pas à l’âge légal de départ à la retraite dans la perspective de la réforme que le gouvernement mènera cette année.

Le Nouveau Centre, pour qui seule une hausse des cotisations et une baisse des pensions doivent être exclues à ce stade, s’inquiète de ces déclarations et appelle le Premier ministre à retrouver le sens des responsabilités :

  • Refuser de débattre de l’âge légal de départ à la retraite, ce serait avancer masqués face aux Français et aux françaises, leur mentir, puisque François Hollande a d’ores et déjà annoncé que le nombre de trimestres nécessaires pour pouvoir partir avec une retraite à taux plein allait augmenter.
  • Refuser de débattre de l’âge légal de départ à la retraite, ce serait un réflexe idéologique navrant qui priverait le gouvernement d’un levier essentiel pour faire face aux déficits nés de la crise.

Nous estimons au contraire qu’il faut accélérer les décisions et appliquer dès le 1er janvier 2015 la loi de 2010 qui prévoyait le relèvement de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans pour l’ensemble des assurés à compter de 2017. En outre, cette même loi prévoyait une convergence entre les régimes public et privé sur 10 ans. Au regard de l’extrême fragilité de notre système de retraite, nous devons accélérer cette convergence.

En parallèle, d’une part, il convient de poser clairement avec les partenaires sociaux les bases d’une réforme intégrant l’allongement de l’espérance de vie et de travailler sur une trajectoire visant à allonger la durée de cotisation à 44 ou 45 ans à horizon 2020 et de repousser l’âge légal de départ à la retraite à 64 ou 65 ans toujours à horizon 2020.

D’autre part, un débat sur l’instauration d’un système de retraites à point devra être clairement tranché. Ce système, fondé sur l’équité, permettra de ne plus avoir des régimes différents mais surtout de mieux de tenir compte des parcours professionnels, de la pénibilité du travail, des modes de vie de moins en moins linéaires et d’élever enfin le niveau global de la retraite de chacun de nos concitoyens.

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