Alors que Standard’s and Poor’s annonçait vendredi la dégradation de la note AAA de la France, les agences Fitch et Moody’s confirmaient, elles, le triple A français.

Cette décision isolée soulève un véritable problème démocratique : elle démontre qu’une agence de notation détient seule le pouvoir de prendre une décision d’une gravité exceptionnelle, qui accentue la défiance des marchés envers nos économies et met en cause notre capacité à sortir de la spirale de l’endettement.

Nous ne sous-estimons en rien la gravité de la situation et n’avons pas attendu que notre pays soit dans le collimateur des agences de notation pour tenir un discours de vérité sur la situation de nos finances publiques. 

Pour autant, face au risque que fait peser une telle décision sur l’avenir de la zone euro et sur l’économie française, il appartient aux peuples seuls de se déterminer et c’est aux peuples seuls que les responsables politiques doivent rendre des comptes.
Depuis 2007, le Nouveau Centre a fait des propositions fortes pour mettre fin à 30 ans de gestion irresponsable des finances publiques. C’est dans cette optique que nous faisons encore une fois le choix du courage et proposons la mise en œuvre immédiate d’un plan de 30 milliards d’économies supplémentaires, qui ne pèseront ni sur les plus modestes et les classes moyennes, ni sur la compétitivité.

Afin que les agences de notations, qui ne détiennent leur légitimité que des salles de marché, n’interfèrent pas au moment ou s’opère un tournant décisif dans le bras de fer qui oppose les Etats à la finance, le Nouveau Centre propose que soit inscrite sans délai à l’agenda européen la création d’une agence de notation publique européenne, contrôlée par des capitaux publics.

 

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