Mardi 30 juin se tenait à la Faculté de Droit de Limoges, à l’initiative de Réseau Ferré de France, une réunion publique de concertation relative au projet de Ligne à Grande Vitesse Poitiers Limoges.
Il s’agissait pour RFF de décrire les enjeux de ce projet d’aménagement et de développement durable pour le Limousin mais également de présenter le calendrier et les Zones de Passage Possible préfigurant le tracé définitif.
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Limoges à moins de 2 heures de Paris, perspectives d’ouverture à l’espace européen et à la façade atlantique, réponse pertinente aux enjeux d’aménagement et d’accessibilité du Centre Ouest, modernisation du réseau ferroviaire existant dans le cadre de contrats Etat Région… autant d’atouts incontestables pour ce projet qui pourtant ne compte pas que des défenseurs.
Ainsi notamment des habitants des communes concernées par le futur tracé ont fait connaître vigoureusement leur désapprobation.
Le Parti Socialiste, craignant que les esprits s’échauffent (ce qui n’a pas manqué), comme cela a été le cas lors de récentes réunions, était venu en nombre pour porter éventuellement secours au Maire de Limoges si celui-ci avait été pris à partie.
Robert SAVY, présent dans l’assistance, semblait regarder ce spectacle avec délectation!
De nombreux élus étaient également présents. Il est cependant regrettable que la majorité présidentielle n’ait été représentée que par Marie-Pierre BERRY conseillère municipale Nouveau Centre de Limoges.
Pour tout renseignement: http://www.lgvpoitierslimoges.com/



15 comments
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7 juillet 2009 à 16:32
alain beaucourt
A Bellac aussi, en présence de Mr Bernard Brouille, du Président de la CCI et du Maire de Bellac, a eu lieu, le lundi 29 juin, une réunion sur ce projet.
Ici, et contrairement à Limoges où les instances du PS ont fait le nécessaire pour cadrer la réunion en portant le dossier, certains élus ont senti passé le vent du boulet (Je vous invite à lire l’article du Populaire du Centre du 2 Juillet : c’est édifiant).
En effet, si à Limoges ce train à grande vitesse est très attendu par les élus, ce n’est pas du tout le cas dans le nord du Département où tout est mis en place pour pousser à abandonner ce projet.
Et, ici aussi, en dehors d’Alain Beaucourt et de quelques adhérents du Nouveau Centre, il n’y avait aucun élu de la Majorité Présidentielle.
Et si l’avis des habitants et des élus du Nord du Département est aussi bien respecté sur ce dossier que sur le dossier des déchets des Bois du Roy (Une poubelle à ciel ouvert à 2,5 Km du centre ville de Bellac), la Démocratie Départementale n’en sortira pas grandie
15 juillet 2009 à 12:03
Christian
L’association “Le Limousin sur les rails” s’interroge sur la pertinence du projet LGV Limoges-Poitiers.
Quels seront les effets induits par cette réalisation ferroviaire ?
Cette LGV apportera t’elle le développement espéré de la région Limousine ?
Au vu de l’expérience de l’aménagement ferroviaire du siècle dernier, rien de moins sûr.
Le développement des moyens de transport sur de grandes distances a eu comme effet pervers, d’aspirer l’économie et la démographie des zones rurales vers des pôles urbains historiquement déjà développés.
Dans la perspective de développement durable, le développement d’une région est lié avant tout aux performances de ces
moyens de transport locaux.
Sur l’axe Limoges Poitiers Paris, Limoges à 2h de Paris sera forcément le maillon faible dans sa concurrence économique à Poitiers à 1h 15 de Paris et sur l’axe Paris Bordeaux.
Le détournement d’un million de voyageurs de la ligne POLT vers la LGV Atlantique, aura forcément des conséquences désastreuses sur la rentabilité de cette ligne traditionnelle au nord de Limoges.
Qui paiera la facture pour maintenir le service ferroviaire ainsi compromis.
Ainsi dans ce projet LGV et lignes habituelles ne sont pas complémentaires mais au contraire concurrentielle.
Tout au contraire, la réalisation future de la LGV Grand Centre, permettra d’alimenter le POLT et donc en augmentera la rentabilité, et inversement l’optimisation du POLT augmentera la rentabilité de la LGV Grand Centre.
Quand on sait que l’inauguration de ce projet est prévu pour 2020, et qu’il mettra Paris à 2heures de Limoges, et Lyon à 2h 30 de Limoges .. on se demande vraiment ce qu’il restera de la pertinence de ce projet LGV Limoges-Poitiers.
Affaire sérieuse à suivre !!!
16 juillet 2009 à 06:04
nouveaucentre87
Le Nouveau Centre 87 a pris le parti de laisser la parole à tous même si sur ce dossier nous ne partageons pas l’analyse de Christian
22 juillet 2009 à 14:19
Christian
Apprendre que le Nouveau Centre 87 ne partage pas mon analyse ne présente aucun intérêt. Il serait beaucoup plus intéressant pour tous, d’amener vos arguments (si vous en avez) qui prouveraient la pertinence de ce projet LGV Limoges Poitiers, qui démontreraient que c’est un projet rentable, susceptible d’optimiser la gestion de l’infrastructure ferroviaire existante, de mieux desservir le réseau européen LGV que celui de la LGV Grand Centre, et surtout l’argument clé des ProLGV Limoges-Poitiers que le développement économique et démographique de notre région tient à cette exigence … rapprocher Limoges à moins de 2 heures de Paris.
Je pense que l’incapacité de réel débat contradictoire dont témoigne les forces politiques décisionnaires de notre région, qu’elles soient de gauche comme de droite, sur cette question de la LGV Limoges-Poitiers est bien plus préoccupante pour l’avenir économique de notre région, que le fait de se rapprocher ou non de Paris.
C’est un véritable renouvellement de la classe politique dont le Limousin a besoin, d’une classe politique de personnalités capable de penser et d’agir personnellement, de susciter un véritable débat sur l’aménagement du territoire, non pas de tièdes idéologues rose bonbon, ou bleu pâle, mais des véritables acteurs du développement économique qui ne font pas reposer sur des facteurs extérieurs le constat d’échec de leur incapacité à gouverner.
18 juillet 2009 à 09:08
VILLEGER Thierry
Le LGV est un incontournable pour aider à désenclaver notre ” pauvre limousin” ou si vous préférez… ( et ça ma fait beaucoup de mal à le dire …) notre limousin pauvre: le limousin pèse 1% du PIB national…et à ce titre n’a donc plus aucune raison ” économique” d’exister comme identité territoriale ( merci à la gauche qui depuis plus d’un siècle a en charge la gestion et le développement de notre territoire)
Mais ce projet arrive déjà trop tard…..et la désertification des campagnes…. à touché notre territoire depuis des décennies ( encore merci à la gauche locale en charge des affaires de notre belle région et du juste équilibre démographique entre la ville et la campagne….).
Après avoir ” aspiré” la population rurale des campagnes, LIMOGES à son tour touché par le déclin, risque de perdre son auréole de ” capitale régionale”.
Il ne faut pas s’en étonner quand on sait que la compétition entre les territoires….impose la création dans notre pays de grandes MEGAPOLES….
LIMOGES, ville isolée, sera à la remorque de cette modernité….et après” le déménagement” des administrations ….va s’en suivre le déménagement des entreprises….
Le pôle universitaire et ce qu’il en restera n’aura..qu’à former quelques étudiants….pour les autres régions plus dynamiques….et les limousins n’auront pas assez de larmes pour pleurer sur la misère de la désertification !
MERCI DE CE BEL HERITAGE POUR LES GENERATIONS d’aujourd’hui ET LES FUTURES ….
A MEDITER je l’espère par les électeurs quand ils auront dans la main …le bulletin de vote !
22 juillet 2009 à 14:44
Christian
@ VILLEGER Thierry,
je partage votre opinion de la lourde responsabilité des forces politiques décisionnaires dans le Limousin pour ce qui est du déclin économique et démographique de notre région.
D’un certain sens, notre région a l’avantage d’être précurseur du déclin économique national dans lequel s’enfonce notre nation sans aucune capacité de réaction politique. Il est évident que notre pays s’appauvrit, et que nous assistons depuis une cinquantaine d’années à une hémorragie continue des forces productrices et financières vers un ailleurs qui travaille, qui produit, qui vend, et donc s’enrichit et qui donc finance.
Au nom d’un libéralisme économique, aucune formation politique de gauche comme de droite, n’a su trouver les moyens de stopper cette hémorragie. de contrarier efficacement ce déclin.
Par effet pervers, le développement des moyens de transport, et la baisse de leur coût de productivité n’a fait qu’accentuer ce phénomène hémorragique, et de déclin, qui suscite la non rentabilité de nos productions locales, et donc la faillite économique de nos régions, puis de notre nation.
Et vous allez me faire croire que la LGV Limoges Poitiers est un projet incontournable ?
Que le Limousin ait accès à la modernité ferroviaire, ok. Mais un tronçon de LGV n’est pas forcément un accès cohérent à la modernité ferroviaire. Tout au contraire, il peut induire des effets qui vont à l’encontre du développement de la modernité ferroviaire. Un des effets prévisible est la conséquence sur la gestion ferroviaire de la non rentabilité de cette ligne, et des lignes existantes qu’elle concurrence.
Bien à vous.
24 juillet 2009 à 22:07
VILLEGER Thierry
Vos remarques méritent….toute l’attention d’un militant comme moi…du Nouveau Centre Haute vienne !
Je ne suis pas un adepte de la tiédeur….d’ou mon engagement politique dans ce parti !
J’en conviens….. la ligne LGV ne va pas rêgler…à elle seule….la problématique régionale…ou plutôt les nombreuses problématiques régionales….
Elle peut contribuer à apporter une dynamique: charge à nos politiques de savoir capitaliser sur ce projet…encore faudrait il en avoir l’ambition et savoir répondre au ” comment” !
On peut effectivement se passer du LGV…..comme se passer de notre auto…..et peut être même envisager de reprendre la charette avec les boeufs…si ce n’est encore comme je l’ai vu au MAROC ces derniers mois … de se laisser conduire par des ânes….
OSONS…. en limousin le changement , la modernité!
Prenons notre destin en main, vivons avec des projets….et l’envie de les concrétiser !
Vive le débat républicain…car la richesse d’une démocratie……c’est sa diversité !
26 juillet 2009 à 14:50
Christian
@VILLEGER Thierry,
“On peut effectivement se passer du LGV…..comme se passer de notre auto…..et peut être même envisager de reprendre la charette avec les boeufs…si ce n’est encore comme je l’ai vu au MAROC ces derniers mois … de se laisser conduire par des ânes….
OSONS…. en limousin le changement , la modernité!”
Il y a deux types de politique … celle qui consiste à mettre la tête dans le sable en faignant d’ignorer la réalité et ses dangers et donc appeler modernité, ce qui s’appelait avant hier modernité.
Il y a l’autre type de politique, celle qui n’a aucune idée préconçue, et qui ose regarder la réalité en face, avec tous ces dangers reconnus, afin de définir des orientations politiques de salut public pour faire face à ces dangers, au risque de désorienter les conventions politiques dites “modernes”.
Il y a deux certitudes aujourd’hui auxquelles toute l’humanité est confrontée :
1) les réserves actuelles en hydrocarbure de notre planète sont égales à 40 fois la quantité consommée en 2008.
2) En continuant à dégager autant de CO2 que nous en avons dégagé en 2008, nous sommes certains dans 10 ans de provoquer un processus de réchauffement climatique qui enclenchera un processus de bouleversement climatique irrémédiable compromettant la survie de l’espèce humaine.
Il y a donc URGENCE politique de réorienter radicalement IMMEDIATEMENT nos modes de vie dans au moins les deux secteurs les plus boulimiques en énergie : le transport et l’habitat.
Nous devrons donc renoncer à ce que nous appelons notre confort et notre train train quotidien !!! Le temps des voitures personnelles sophistiquées, des maisons individuelles de plus en plus volumineuses dans des zones urbaines gigantesques … touche à sa fin !!!
En un siècle nous sommes passés en France, d’une société majoritairement centrée sur les activités d’agriculture et d’élevage sans nécessité impérative de moyens de transport, et d’énergie autre que le soleil, à une société majoritairement industrielle, puis administrative, et financière, donc d’employés de bureau, société totalement dépendante de moyens de transport de plus en plus sophistiquée et d’énergie non renouvelable. La moyenne de temps passé dans les transports pour un urbain parisien doit être aujourd’hui d’environ 2heures par jour et c’est sans compté tous les transports nécessaires pour les marchandises qui lui sont destinées.
Qu’est ce qu’une ville ? un lieu de consommation d’échanges et de gestion de biens matériels (nourriture, matériaux,etc) fabriqués ailleurs par des machines qui consomment de l’énergie, et acheminés par des transports qui en engloutissent aussi beaucoup.
Dans un avenir contraint en énergie, le fonctionnement des machines sera de moins en moins abordable. Les employés de bureau deviendront donc agriculteurs, éleveurs, forestiers, et ils devront habiter près des ressources (océans, forêts, terre cultivés).
Investir aujourd’hui près de deux milliards d’euros dans une infrastructure ferroviaire inter urbaine destinée uniquement à gagner quelques minutes de trajet entre deux villes est tout bonnement folie dans le contexte des urgences actuelles.
D’autant que la France n’a plus les moyens d’entretenir son réseau ferré existant.
Nous en reviendrons forcément à des principes politiques d’antan où agricultures et élevages seront de nouveau les mamelles de la France.
En passant hier à Bellac, je lisais une pancarte au bord d’un pré :
“Oui, à l’élevage de nos moutons, Non à la LGV de nos couillons.”
Je pense que l’avenir (proche) donnera raison au cri scandalisé de nos éleveurs limousins.
Aujourd’hui déjà près de 100 000 urbains en France décident de vivre à la campagne. Moi, je dis qu’une politique régionale pertinente serait de veiller à ce que pas un seul euro de finance publique ne soit dépensé autre qu’à la préparation de cet avenir de développement harmonieux pour les générations futures.
27 juillet 2009 à 08:51
GISELE DUPRE
Bien sûr, vos arguments à tous les deux sont valables.
Un pays sans agriculture ne se conçoit pas. Mais il faut voir aussi que le Limousin est bien isolé. Il faut savoir faire des concessions et essayer de composer. Le LGV, le Limousin en a besoin et tant que la région ne se donnera pas les moyens nous serons toujours aussi seul.
Vivre à la campagne ne veut pas dire être isolé, il faut quand même avoir les moyens de communiquer rapidement et le LGV est un.
Ceci est mon point de vue
28 juillet 2009 à 11:02
Christian
“il faut respecter la position de chacun sur ce dossier. Nous comprenons vos arguments même si nous ne les partageons pas. Nous avons assisté à de nombreuses réunions où le débat a été plus ou moins facile.”
Le respect de la position de chacun, n’empêche pas le débat de se poursuivre, d’autant quand de plus en plus d’habitants du Limousin, réclament ce débat. Vous n’y couperez pas !
Ce n’est pas parce qu’un consensus droite gauche semble avoir été trouvé hier dans la majorité politique autour de cette idée de LGV, qu’elle est en soi une bonne idée pour le Limousin.
Le temps n’est plus de prendre les modèles de fonctionnement politique d’hier, pour résoudre les problèmes de demain.
Le réseau ferré est né avec la société industrielle, dont l’activité est axée sur les machines alimentées par des énergies non renouvelables, qui ont engendrés un processus d’urbanisation de l’humanité. A partir du moment où nous arrivons à vue de l’épuisement de ces sources d’énergie, il est évident que le fonctionnement des machines va devenir hors de prix, et donc que toute la société industrielle, l’urbanisation tire à sa fin.
Au début de l’ère industrielle, la réalisation du réseau de chemin de fer a été financée par des investisseurs privés afin d’en tirer profit, puis reléguer au service public. En ce crépuscule de l’ère industrielle ce sont les finances publiques qui sont nécessaires à la réalisation de la LGV Limoges Poitiers, investissement à fond perdu, afin que des entreprises publiques puissent tant bien que mal faire fonctionner ces trains, et en tirer quelques profits. Nous assistons à un retournement de situation.
Le calcul est simple. Le prix d’un billet Limoges-Poitiers est aujourd’hui de 20€, il faudrait un siècle de billeterie sans aucune rénumération de l’exploitant de la ligne pour compenser les investissements de cette infrastructure.
Une entreprise totalement aberrante !
D’autant que ce doublement inutile des lignes existantes aura pour conséquence de détourner leurs billeteries et donc de compromettre leur gestion.
Le budget annuel du conseil Régional est d’environ 580 millions d’euros. En gros, les 2 milliards d’investissement prévisible de cette LGV correspondent à 4 années de budget de la région. Collosal !
La région investit 50 millions €/an dans l’économie régionale. En gros, si le choix était fait d’investir directement pour le développement économique de la région les 2 milliards gaspillés dans la LGV, cela permettrait d’augmenter de 5 fois plus ce budget pendant 4 ans pour l’essor de l’économie régionale.
Evidemment, le fonctionnaire administratif de Limoges risquera de perdre 1/4 d’heure dans le train de Paris … le temps d’une pause-café !
29 août 2009 à 11:41
Gabriel
J’ai lu avec grand intérêt la lettre d’infos régionales du groupe de la majorité Présidentielle écrite par MR ARCHER.
Je suis Creusois et suis stupéfait de la décision à la ramasse du PS d’élus UMP-Nouveau Centre en faveur d’une ligne via Poitiers.
Il faut savoir, nous dit-on, comme on représente 1% du PIB français ou quelques miettes de population, les Creusois représentent 124.000 habitants, ce sont les Mohicans…
Je suis toujours surpris que la Haute Vienne limogise le Limousin comme on parisianise la France.
Vous dites vouloir vivre et bien vivre en Limousin.
Cela faisait 20 ans que j’en étais parti et oui, le Limousin est resté archaïque et voilà soudain que la LGV va révolutionner l’enclavement du réseau ferré régional.
Riverain du Capitole des années 70, ce train était cité en exemple pour aller de Paris à Toulouse. EN 76, l’attentat contre Chirac sur Ambazac a probablement tué son devenir.
Des grands esprits économes, pratiques et parisiens-limougeauds ont montré et réussi à faire passer le TGV de Toulouse via Bordeaux.
On ne prête qu’aux riches.
En s’engouffrant ici avec la LGV via Poitiers, on finira de tuer et d’entretenir la réserve des Mohicans de Creuse, avec des vacances heureuses sans train et sans bruit pour ne pas effrayer les vaches plus nombreuses que les habitants.
C’est donc bien une grossière erreur d’aménagement du territoire et de mutualisation des investissements d’infrastructures.
Il est sûr en tous cas que nous gardons le triste privilège d’être ravitaillés par les corbeaux, d’avoir les essais et les passages des Mirage comme des manoeuvres de toutes les armées européennes.
Donc on veut désertifier plus la Creuse pour n’y laisser que des socialistes assistés et qui se partagent les pouvoirs.
Grande Vitesse et Grande Vadrouille disait Mr Archer, je réponds Grand Pragmatisme et Grande Réalité. On a déjà tant gaspillé sur le Pendulaire et sur la ligne à coussin d’air de Paris à Artenay alors qu’on a une solution celle d’aménager la ligne de Limoges à Argenton sur Creuse.
Même le député Auclair est opposé à ce projet que Mr Archer avait si judicieusement jugé de pharaoniques.
Que chacun s’exprime, mais j’avoue ne pas saisir ce choix contraire aux intérêts limousins. Voulez-vous vous rallier à la Région Poitou-Charentes en termes d’entité de regroupement des Conseils Généraux ?
4 octobre 2009 à 09:37
politique comme "gestion de la cité"???!!!
Pour ceux qui revent encore au TGV…
) Le Conseil Régional du Limousin a été élu, s’est engagé, à mener à terme le
programme d’optimisation des lignes existantes dont prioritairement la ligne POLT avec
l’objectif atteignable à moindre coût de Limoges-Paris (Austerlitz) en 2h 30.
2) Le débat public mené par RFF est tronqué dans son principe, sur cette question
d’aménagement ferroviaire du Limousin, puisque RFF impose depuis 2006 ce barreau de
Grande Vitesse comme unique solution ferroviaire, et ne tient pas compte des objections
soulevées et des alternatives plus économiques proposées tout autant par les syndicats,
les associations d’usagers du transport, les associations de protection de l’environnement,
les partis politiques, et les élus opposés à ce projet.
3) L’objectif prioritaire de RFF d’être à tout prix à l’écoute de la demande de ses
partenaires privés (Bouygues, Vinci, Eiffage) et de réaliser absolument des lignes
nouvelles, fausse les hypothèses et les conclusions des études de ce projet pharaonique.
4) Cette LGV met en péril la gestion financière des lignes ferroviaires existantes, vitales
pour nos régions, en les privant d’une billetterie de près d’un million de voyageurs.
5) L’augmentation du prix du billet (+ 20, à + 70%) sur cette voie, en limitera
l’accessibilité publique et donc continuera à privilégier le transport routier.
6) L’augmentation de la distance ferroviaire entre le Limousin-Paris, Limousin-
Toulouse et de la puissance Grande Vitesse est contraire à l’objectif du Grenelle de
l’environnement de réduction des émissions de CO2, autant que d’économie de nos
réserves énergétiques.
7) La réduction du trafic routier fret est une priorité.
La sécurisation de la RN 147 demandée depuis des années par nos régions est une
priorité.
9) Le flux de voyageurs prévu sur cette LGV ne permettra pas d’en assurer la rentabilité
et ainsi le déficit de cette ligne devra être comblé par nos finances publiques et la
réduction du service ferroviaire proposé au public.
10) L’ouverture interrégionale du Limousin est traditionnellement orientée vers le Sud
(Midi Pyrénées) vers le Nord (Centre), vers l’Est (Auvergne), tout autant que vers
l’Ouest (Poitou-Charentes) et que l’impératif d’optimiser l’accessibilité et fluidité du
trafic ferroviaire pour tous est primordiale pour maintenir la cohésion de notre région, et
en assurer le développement harmonieux.
11) L’expérience d’un siècle de développement des moyens de transport grande distance
témoigne de son effet d’aspirateur économique et démographique des zones rurales vers
la saturation des grands pôles urbains, et il n’y a aucune raison probante de penser que le
Limousin tirera un avantage à ce que la gare de Limoges devienne le cul de sac LGV de
la LGV SEA.
12) Le financement de ce projet creuse le déficit de nos finances publiques à commencer
par celui de nos collectivités territoriales, au moment où les exigences de mutations de
mode de vie, mutations économiques, et les phénomènes de crise impliquent de mobiliser
les investissements vers des emplois de développement durable.
13) Le concept ferroviaire LGV, par ses exigences techniques n’est pas une solution
adaptée à l’environnement de nos régions aux reliefs accidentés, à la biodiversité
particulièrement riche des espaces naturels traversés, au sol granitique, par endroit
uranifère, à l’habitat diffus, et pour comble, à la traversée de deux pôles urbains sur 125
km.
14) L’électrification, l’optimisation de la signalisation, et la mise en circulation de trains
directs sur la ligne TER Poitiers Limoges est possible, et suffisante.
15) La création d’un corridor de nuisances de type urbaines de plusieurs kilomètres de
large dégrade l’image de marque de nos régions, réputées pour la qualité de leur cadre
de vie et de leur capacité d’accueil.
16) Nous n’avons aucune envie de canyons dans nos monts, d’énormes talus dans nos
vallées, de coupure de nos chemins de terre, de nos champs, de nos forêts, de
détournement de nos routes, de ravages de nos lacs, de nos sources, de nos rivières, et
qu’une LGV frôle, parfois coupe nos maisons de pierres, nos hameaux, et démolisse
notre patrimoine.
17) Ce projet ne présente que des inconvénients majeurs pour les communes traversées :
a. Effet de coupure, mise en péril des exploitations agricoles, et des activités touristiques
saccage des paysages, de la faune et de la flore, du réseau existant de chemins de
randonnés, du réseau hydrologique.
b. Nuisances sonores et bruits solidiens qui impliquent une augmentation des maladies
cardio-vasculaires, des troubles psychiques, une baisse des défenses immunitaires, un
accroissement des émissions de radon dans nos régions granitiques uranifères et des
risques de fissuration de nos habitations et de notre patrimoine. Les calculs de mesures
de bruits effectués par RFF sous estime sa valeur réelle, afin de les placer sous les
normes admissibles.
c.Décote de la valeur de nos biens immobiliers dans ce corridor de nuisances.
25 juillet 2009 à 06:50
nouveaucentre87
Cher Christian, il faut respecter la position de chacun sur ce dossier. Nous comprenons vos arguments même si nous ne les partageons pas. Nous avons assisté à de nombreuses réunions où le débat a été plus ou moins facile.
En ce qui concerne le renouvellement de la classe politique locale, nous partageons votre analyse mais nous vous rappelons que notre mouvement n’est aux affaires ni à la région, ni au conseil général; en conséquence vous ne pouvez pas nous tenir pour responsables des insuffisances de la politique d’aménagement territorial et de développement économique pour lesquels nous nous battons.
6 août 2009 à 13:03
Yves
L’Europe de Bruxelles parle déjà de limiter la vitesse des trains à “grande vitesse” –pénurie d’énergie oblige– à 250 voire 220 km/h … et ce ne peut être qu’un début !
29 août 2009 à 17:56
VILLEGER Thierry
Cher Christian,
Votre ” billet” du 26 juillet dernier a attiré toute mon attention…et je souhaite apporter quelques commentaires:
Ce que vous affirmer dans votre ” 1°) ” est faux !
Ce que vous affirmez dans le ” 2°)” l’est tout autant !
Et enfin quand vous affirmez” que la france n’a plus les moyens d’entretenir son réseau féré” est tout aussi FAUX !
De plus vous prédisez un retour massif en campagne en précisant ” les employés de bureau deviendront agriculteurs”……ce qui ressemble à de la douce utopie..et qui n’a rien à voir avec le monde réel !!!
Dois je vous rappeler que le nombre de faillites ( hélas) dans le monde agricole va encore se poursuivre…..et que la survie des exploitations enlimousin….dépendent en grande partie des subventions européennes !
Bien au contraire avec le cout toujours plus élevé de l’énergie il faut s’attendre à la poursuite de la desertification des campagnes…..et quand on connait la faiblesse du tissu économique de notre région ( merci à la gauche qui est au pouvoir depuis un siecle sur la région)…IL Y A DE QUOI ETRE TRES INQUIET: hausse de 30% du nombre de chomeurs en LIMOUSIN depuis un an.
Bonne lecture ety à bientôt