Déclaration d’Hervé Morin, Président du Nouveau Centre, candidat à l’élection présidentielle

Je prends acte de la dégradation historique de la note de la France qui vient de perdre son triple AAA.

Cette dégradation que nous redoutions tous n’est pas une surprise. Elle signe la fin d’un faux suspens qui était entretenu depuis des mois. L’heure de vérité est désormais arrivée et le Gouvernement ne peut plus se contenter de cacher la poussière sous le tapis jusqu’à l’élection présidentielle.

Il faut en finir avec les rustines et les colmatages car la politique de l’autruche n’a convaincu personne. Le temps est venu d’annoncer immédiatement un plan rigoureux, sérieux et crédible de retour pérenne à l’équilibre de nos finances publiques.

Chacun doit prendre ses responsabilités et dire la vérité aux Français au lieu de se réfugier dans des postures démagogiques à l’instar des socialistes qui s’obstinent à refuser l’inscription de la règle d’or dans la Constitution que le Nouveau Centre demande sans relâche depuis 2007.

J’en appelle à des mesures d’économie immédiates pour réduire le déficit budgétaire d’environ 30 milliards d’euros et le ramener ainsi sous le seuil de 3% du PIB, sans pénaliser les classes moyennes :

1. Mise en place d’une taxation sur les transactions financières dont le produit est estimé à 10 milliards d’euros.

2. Fixation d’un taux plancher d’Impôt sur les sociétés à 15 % afin d’éviter que les grands groupes du CAC 40, qui profitent à plein de l’optimisation fiscale, ne paient en moyenne que 8 % d’impôt sur les sociétés quand les PME sont à 33 %. Cette mesure de justice fiscale rapportera 8 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat.

3. Modification de la niche Copé sur les plus-values des entreprises lors de cessions de titres de participation. Recettes supplémentaires estimées à 2 milliards d’euros.

4. Mise en place d’un plafond de déductibilité des intérêts d’emprunts pour les entreprises comme cela existe en Allemagne. Recettes supplémentaires estimées à 3,5 milliards d’euros.

5. Rabot de 7% sur les niches fiscales, hors emplois familiaux et associations. Recettes supplémentaires estimées à 4,5 milliards d’euros.

 6. Signature d’une convention franco-suisse pour taxer les revenus non déclarés des placements effectués en Suisse par les Français. Recettes supplémentaires estimées à 1,5 milliards d’euros.

Je propose également d’augmenter la durée légale du travail à 37 heures hebdomadaires, alors que la France est le pays d’Europe où la durée du travail est la plus faible. Les 35 heures ont été une erreur historique qui nous coûte chaque année 22 milliards d’euros, qui pèse sur la compétitivité de notre économie et sur le pouvoir d’achat des Français.

Les 37 heures par semaine, ce sera immédiatement 0,3 point de croissance supplémentaire et 10 à 15 milliards d’euros d’économies réalisées sans augmenter les impôts. Le passage de 35 à 37 heures se fera aux mêmes conditions de salaires pour tous ceux qui font aujourd’hui des heures supplémentaires.

Ces mesures, toutes guidées par une exigence absolue de justice fiscale et sociale, sont de nature à restaurer la confiance indispensable au retour de la croissance. Elles doivent également aller de pair avec la mise en place rapide, à partir d’une initiative franco- allemande, d’un fédéralisme économique et budgétaire européen.

http://www.hervemorin2012.fr/

Il faut souligner la présence dans l’émission de Rodolphe FLANDRIN, podo-orthésiste à La Geneytouse près de Limoges, rencontré par Hervé MORIN en juin dernier lors de son Tour de France, dans le cadre d’une table ronde sur la diversification de l’activité en milieu rural organisée à la Maison du Berger chez Etienne DUMONT SAINT PRIEST

Alors que Standard’s and Poor’s annonçait vendredi la dégradation de la note AAA de la France, les agences Fitch et Moody’s confirmaient, elles, le triple A français.

Cette décision isolée soulève un véritable problème démocratique : elle démontre qu’une agence de notation détient seule le pouvoir de prendre une décision d’une gravité exceptionnelle, qui accentue la défiance des marchés envers nos économies et met en cause notre capacité à sortir de la spirale de l’endettement.

Nous ne sous-estimons en rien la gravité de la situation et n’avons pas attendu que notre pays soit dans le collimateur des agences de notation pour tenir un discours de vérité sur la situation de nos finances publiques. 

Pour autant, face au risque que fait peser une telle décision sur l’avenir de la zone euro et sur l’économie française, il appartient aux peuples seuls de se déterminer et c’est aux peuples seuls que les responsables politiques doivent rendre des comptes.
Depuis 2007, le Nouveau Centre a fait des propositions fortes pour mettre fin à 30 ans de gestion irresponsable des finances publiques. C’est dans cette optique que nous faisons encore une fois le choix du courage et proposons la mise en œuvre immédiate d’un plan de 30 milliards d’économies supplémentaires, qui ne pèseront ni sur les plus modestes et les classes moyennes, ni sur la compétitivité.

Afin que les agences de notations, qui ne détiennent leur légitimité que des salles de marché, n’interfèrent pas au moment ou s’opère un tournant décisif dans le bras de fer qui oppose les Etats à la finance, le Nouveau Centre propose que soit inscrite sans délai à l’agenda européen la création d’une agence de notation publique européenne, contrôlée par des capitaux publics.

 

Nous dénonçons la frilosité de François Hollande sur la question des déserts médicaux.

Dans un entretien au quotidien la Dépêche du Midi, le candidat socialiste à l’élection présidentielle a indiqué qu’il proposerait une aide à l’installation des jeunes médecins pour lutter contre les déserts médicaux.

Oui, mais voilà : cette mesure existe déjà avec le Contrat d’Engagement de Service Public mis en place en 2009 par l’actuel gouvernement avec la loi “Hôpital, Patients, Territoires, Santé” à laquelle le Parti Socialiste s’est pourtant opposé !

Annoncer que rien ne changera alors que l’accès aux soins devient une source d’inquiétude chez nos concitoyens ,particulièrement en milieu rural et dans certaines banlieues, montre à quel point le Parti Socialiste est éloignée des préoccupations desFrançais.

Le Nouveau Centre propose trois idées neuves pour un système de santé moderne et équitable, qui garantisse à chaque Français et à chaque Française l’existence d’une offre de soins à 30 minutes maximum de son domicile :

  • Remplacer l’examen national classant, qui favorise la concentration de jeunes médecins dans certaines parties du territoire et aggrave ainsi la fracture médicale, par le système de l’internat régional qui permettrait de rééquilibrer la démographie médicale ; 
  • Prévoir qu’au cours de leurs années d’internat, les étudiants en médecine soient obligés de passer un an dans les zones qu isouffrent de désertification médicale, afin qu’ils soient davantage sensibilisés à cette problématique ;
  • Prévoir de nouvelles conditions pour l’installation de nouveau xmédecins dans les zones déjà surdotées.

Après la vraie fausse réforme des retraites, les vraies-fausses créations de postes dans l’éducation nationale, et la vraie-fausse suppression du quotient familial, FrançoisHollande invente la proposition qui ne change rien.

Avec François Hollande, l’immobilisme et l’indécision, c’est maintenant !

La sortie de l’euro, proposition réaffirmée par Marine Le Pen lors de la présentation de son programme, conduirait à une impasse économique.

Alors que le monde est frappé par une crise économique violente, et dans un contexte de souffrance sociale, Marine Le Pen a apporté une mauvaise réponse aux inquiétudes légitimes des Français en présentant, une fois encore, l’euro comme le coupable de tous les maux

Le Nouveau Centre affirme avec solennité que la sortie de l’euro, qui constitue un rempart pour notre économie et notre modèle social, serait une faute économique.

Rembourser la dette avec une monnaie dévaluée, c’est ajouter de la dette à la dette, c’est détruire nos emplois, c’est aggraver notre déficit commercial, c’est nous affaiblir dans la compétition mondiale.

Enclencher la planche à billets pour rembourser la dette comme le propose Marine Le Pen, c’est faire exploser les prix et appauvrir les Français.

Face à la crise, face aux délocalisations, il n’y a pas de fatalité. Le Nouveau Centre appelle de ses voeux une Europe forte, qui protège les citoyens, une Europe de la réindustrialisation qui seule permettra à la France de relever les défis qui l’attendent.

 Hervé Morin, Président du Nouveau Centre et candidat à l’élection présidentielle, a réaffirmé un certain nombre d’idées nouvelles en faveur du monde rural.

1. Rétablir un véritable équilibre des chances entre les territoires

Au même titre que les zone urbaines sensibles, être issu d’un territoire rural délaissé constitue aujourd’hui un facteur d’inégalité majeur dans notre société.Hervé Morin propose la mise en place de contrats de territoires pour rétablir un véritable équilibre des chances entre les territoires et permettre la renaissance du monde rural qui est aujourd’hui un monde oublié. Vivre en milieu rural ne doit plus signifier renoncer à la modernité. Pour revivifier les territoires oubliés, en particulier en milieu rural, Hervé MORIN propose de :

  • Garantir à la population l’accès aux services publics essentiels à un temps de trajet raisonnable de son domicile, qu’il s’agisse du service postal, d’une infrastructure de transports, d’un pôle emploi, de structure médicale, d’un équipement sportif ou culturel, etc. Tel devrait être le critère pertinent d’un nouveau modèle de service public à la française.
  • Combler la fracture numérique en offrant à tous un accès au haut débit, quel que soit son lieu de résidence, et a fortiori dans les zones éloignées des centres d’activité. En France, en milieu rural, près d’un tiers des foyers ont un débit inférieur à 1 Mbp/s. A l’heure de la révolution numérique, il s’agit d’un objectif stratégique. Comme le préconise le sénateur Nouveau Centre Hervé Maurey dans son rapport sur le financement des infrastructures à très haut débit, il faut garantir à chacun un service numérique universel avec la mise en place d’un vrai haut débit pour tous de 2 Mbts/s dès cette année et de 8 Mbts/s en 2015. Les 600 millions d’euros par an nécessaire seront financés pour l’essentiel par des économies sur le budget de l’Etat. Une contribution de solidarité numérique, (inférieure à 1 euro et prélevée sur les abonnements téléphoniques et d’accès à Internet) pourra toutefois également être instaurée. Il est en effet logique que le financement de cette mesure soit au moins en partie assuré par les consommateurs, comme ce fut le cas pour tous les grands réseaux stratégiques en France, à commencer par l’électricité.
  • Lutter plus efficacement contre la désertification médicale en remplaçant le concours de l’internat national par un système régional, en développant la télémédecine et en fixant la règle du non-conventionnement des médecins qui décideraient de s’installer dans une zone déjà sur-dotée. Il convient aussi de repenser le mode de rémunération des médecins généralistes en l’alignant sur la rémunération moyenne des spécialistes.

2. Inventer l’agriculture de demain

Il n’existe pas de ruralité sans paysans. Nous devons nous donner les moyens de construire l’agriculture de demain, une agriculture compétitive, respectueuse de l’environnement et capable d’assurer une rémunération décente aux agriculteurs.

Pour être efficace et compétitive, une politique agricole doit avant-tout être une politique de filières, compte tenu de la diversité et de la spécificité de secteurs agricoles.

Hervé Morin propose ainsi l’adoption d’une grande loi agricole permettant l’émergence de filières agricoles régionales structurantes autour des objectifs prioritaires suivants :

  • Revaloriser les revenus agricoles

Cette nouvelle loi agricole devra aussi être une loi de compétitivité de notre agriculture dans une économie européenne et mondiale ouverte.

L’agriculture est en première ligne de la compétition mondiale et, contrairement à une idée reçue, l’activité agricole est très facilement délocalisable.

Or le coût du travail agricole est bien supérieur en France à celui de nos principaux partenaires européens. Ainsi, l’agriculture française connaît une érosion significative de ses parts de marché et une baisse continue de sa production comme des surfaces cultivées, en particulier dans les filières les plus intensives en main d’œuvre (fruits et légumes en particulier).

En octobre 2009, le Président de la République avait annoncé l’exonération des cotisations sociales patronales pour les emplois saisonniers, permettant ainsi une baisse significative du coût du travail temporaire.

Hervé Morin propose d’étendre aux salariés permanents de la production agricole ce dispositif d’exonération de cotisations sociales patronales mis en place pour les travailleurs occasionnels. A l’initiative des députés Nouveau Centre Jean Dionis du Séjour et Charles de Courson, une première étape a été franchie lors du vote du budget 2012 avec une première baisse de 25% des charges sur le travail agricole. Il s’agit désormais d’aller plus loin avec l’alignement total du régime des travailleurs agricoles permanents sur celui des saisonniers.

Cette mesure, en réduisant mécaniquement l’injustice à laquelle sont confrontés nos agriculteurs par rapport à leurs concurrents européens, participe d’une reconquête de marchés et fera bénéficier les salariés agricoles d’une sécurisation de leur protection sociale.

Pour compenser le coût estimé à environ 1 milliard d’euros de l’extension aux salariés agricoles permanents du dispositif d’exonérations de cotisations sociales patronales, Hervé Morin propose la création d’une « contribution pour la compétitivité durable de l’agriculture » à travers une taxe acquittée par les distributeurs et assise sur la vente au détail, en grande et moyenne surface, de produits agro-alimentaires issus de l’agriculture et de l’élevage,

  • Agir pour la stabilité des prix agricoles

La financiarisation des marchés agricoles provoque une volatilité excessive des prix agricoles et une instabilité sans précédent des revenus des agriculteurs. Sur les quelques 250 milliards d’investissements sur les matières premières, 30 à 35 milliards sont orientés vers les produits agricoles. Il convient d’établir des mécanismes de régulation des marchés et des dispositifs de stockage et de stabilisation des prix agricoles, afin de garantir un revenu stable aux agriculteurs et des prix raisonnables aux consommateurs

  • Pérenniser la prime à l’herbage

Le maintien des systèmes d’exploitation fondés sur la mise en valeur des surfaces en herbe constitue un enjeu majeur pour nos territoires. En effet, l’entretien et le maintien des prairies favorise la biodiversité et préserve la qualité de l’eau.

Les surfaces utilisées mobilisent moins d’intrants (engrais, produits phytosanitaires, énergie) et l’alimentation du cheptel gagne en autonomie. C’est pourquoi il est nécessaire de pérenniser la prime herbagère agro-environnementale (PHAE) qui constitue un élément essentiel pour l’équilibre économique de certaines exploitations et pour le maintien des surfaces en herbe dans certaines zones.

  • Créer de nouvelles ressources en eau

Dans un contexte de changement climatique, et face à une augmentation permanente des besoins en eau, il est indispensable de créer de nouvelles ressources en eau dans le cadre de la gestion durable d’une ressource de plus en plus rare.

Hervé Morin propose un plan de facilitation et de réalisation massive de lacs collinaires et de retenue sur les cours d’eau moyen.

  • Soutenir le développement des coopératives agricoles

Une large majorité des agriculteurs français sont aujourd’hui adhérents d’une coopérative agricole intervenant en amont ou en aval de leur production (intrants, matériel, transformation, distribution, etc.). Le regroupement des « petits » agriculteurs leur permet de négocier de meilleures conditions contractuelles et de faire baisser les prix des intrants agricoles, notamment les semences, les engrais et les équipements. Il faut plus que jamais soutenir le regroupement des agriculteurs en coopératives afin qu’ils puissent s’organiser pour mieux peser et défendre leurs intérêts face aux pressions exercées par la grande distribution.

  • Développer les circuits courts de commercialisation

Les circuits courts permettent à certains producteurs de diversifier leur activité agricole tout en répondant à une forte demande des consommateurs qui expriment une exigence grandissante de produits du terroir, de tradition et d’authenticité. Les circuits courts permettent de valoriser les productions locales.

La mise en place de plan de soutiens régionaux aux circuits courts permettra d’accompagner les agriculteurs qui s’inscrivent dans une démarche de proximité. Ces plans régionaux participeront également à la structuration et à l’organisation de ces modes de production et de commercialisation en circuits courts dans une logique de cohésion territoriale, de maintien d’une agriculture périurbaine et de développement durable.

 

 

François Bayrou, avec qui vous avez fait campagne en 2007, avant de rompre, doit déclarer officiellement sa candidature mercredi 7 décembre. En quoi pensez-vous porter quelque chose de différent de lui ?

Je suis clair : je propose un système d’alliances reposant sur un accord de gouvernement, en m’inscrivant dans la majorité. François Bayrou, lui, est dans une partie de poker qui amène ses électeurs à ne pas savoir quelle alliance il conclura après le premier tour. La démocratie a besoin de transparence.

Votre soutien à Nicolas Sarkozy pour le second tour est donc inconditionnel ?

Non, il est sous conditions. Il faudra qu’un certain nombre de nos propositions soient reprises.

Lesquelles ?

Il faut, par exemple, faire en sorte de moins taxer la production et de plus taxer la consommation, en mettant en œuvre la TVA emploi, ce qui permettra également de baisser les charges sociales des entreprises. Il faut restaurer leur compétitivité par une politique économique et fiscale qui favorise le financement en fonds propres, l’investissement et le travail avec le passage aux 37 heures hebdomadaires. Il faut fixer des règles précises sur les conflits d’intérêts et introduire l’inéligibilité à vie des élus ayant été condamnés pour un délit politico-financier. Nous demandons aussi l’autonomie des établissements scolaires et la modification des rythmes scolaires.

Sont-ce des conditions sine qua non ?

Ce sont des conditions, même si l’on peut toujours discuter. Il faudra aussi que nous ayons un groupe parlementaire suffisamment fort pour que nos propositions ne restent pas lettre morte après l’élection.

Sur le fond, qu’est-ce qui vous sépare de François Bayrou ?

Ses propositions économiques sont indigentes, si ce n’est dérisoires. Son slogan “acheter français”, c’est celui du Parti communiste en 1946. Il faut restaurer la performance de nos entreprises pour restaurer leur compétitivité. François Bayrou a été ministre de l’éducation, il fait de cette question une priorité, comme moi, mais j’attends toujours ses propositions de transformation systémique.

Vous êtes issu d’une famille politique sensible à la construction européenne. Vous reconnaissez-vous dans la politique menée par Nicolas Sarkozy ?

Depuis 2008, on court chaque semaine après l’actualité. On a eu l’Europe des pères fondateurs, on a besoin de l’Europe des fils fondateurs. Il nous faut des institutions plus efficaces, reposant sur un nouveau traité, pour arriver à ce que j’appelle l’Europe fédérale. José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, et Herman von Rompuy, le président du Conseil européen, sont des fantômes. On est arrivé à un système où ce sont deux Etats, l’Allemagne et la France, qui décident des solutions pour l’Europe. Ça ne marche pas. Il faut fusionner les deux présidences du Conseil européen et de la Commission pour créer un vrai président de l’Europe, améliorer la démocratie, avec un Parlement européen élu par le peuple européen sur la base de listes communes à toute l’Europe pour dégager une vraie majorité politique.

Comment espérez-vous percer, alors que vous n’êtes crédité que de 1 % dans les sondages ?

Il y aura une campagne, où chaque candidat aura son temps de parole. Arnaud Montebourg, qui partait de très bas au début des primaires socialistes, a su profiter du débat pour convaincre.

Votre candidature est contestée dans votre propre parti…

J’ai dix-sept parlementaires qui me soutiennent. François Bayrou a trois députés et à peine plus de sénateurs. Mes parlementaires sont trois fois plus nombreux que les siens.

Quelque chose peut-il vous faire renoncer ?

Non.

Propos recueillis par Pierre Jaxel-Truer

Le président de la République Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel se sont de nouveau rencontrés à Paris ce midi pour se mettre d’accord sur des mesures pour sauver l’Euro et l’Europe.

Cette réunion, pas plus que celles qui l’ont précédée, n’a débouché sur aucune annonce précise ouvrant la voie sur des réformes de fond, et notamment concernant  l’évolution, pourtant plus que jamais  indispensable, de la banque centrale européenne. Les seules mesures annoncées à l’issue de cette rencontre concernent l’instauration de la règle d’or et la mise en place de sanctions pour les pays ne respectant  pas leurs engagements,  mesures qui avaient déjà été largement dévoilées il y a plusieurs semaines.

Combien de rencontres au sommet va-t-il falloir mettre en scène pour que le couple franco-allemand se décide enfin à mettre en œuvre des propositions concrètes qui permettent de construire un avenir européen à la hauteur des enjeux actuels ?

L’Europe n’a pas besoin d’une union de façade qui ne sert qu’à orchestrer une nouvelle photo destinée à faire la une des journaux. L’Europe a besoin d’un véritable engagement sur  des réformes  de  fond, et  notamment la mise en  place  d’institutions  européennes nouvelles.

Pour cela, il est indispensable :

  • de mettre  en place une convention de la zone euro,  composée de parlementaires européens et nationaux, et de représentants des Gouvernements  des Etas membres  de la zone euro, qui travaille dès aujourd’hui sur la rédaction d’un nouveau traité   fédéral de la zone euro.
  • de doter  l’Union  européenne  d’une  présidence  unique, avec la nomination  d’un Président de l’Europe, issue de la fusion des fonctions de président du Conseil européen et de président de la Commission.  Il ne s’agit pas d’une fusion des institutions – Le Conseil européen et la Commission continuent d’exister séparément –  mais de leur présidence qui devient commune.  Ce  nouveau  président  de  l’Union  dirigera  ainsi  à  la  fois  le  Conseil européen et  la  Commission  qui  deviendra  ainsi  de  facto  le  véritable  Gouvernement démocratique de l’Union, responsable devant le Parlement européen au même titre que les Gouvernements nationaux devant les parlements nationaux.
  • d’élaborer  de  réelles  politiques  fédérales  impliquant  de  nouveaux  transferts de souveraineté  dans  des domaines  dans lesquels nous n’avons en réalité  trop souvent que l’illusion de la souveraineté.
  • d’expliquer aux opinions publiques, trop souvent tentées  de rejeter sur Bruxelles la responsabilité des problèmes actuels, que seule une Europe forte permettra  aux peuples de l’Union d’avoir la puissance nécessaire pour que l’Europe tienne toute sa place au sein d’un système mondial global.

 

Hervé MORIN, Président du Nouveau Centre et candidat à l’élection présidentielle, exprime sa réelle inquiétude quant à la capacité de la France et de l’Allemagne  à  trouver  un  accord  politique  pour  apporter  des  solutions durables à la crise de la zone euro.

A 24 heures d’intervalle, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel viennent en effet d’exprimer  deux  visions  radicalement  différentes  de  l’avenir  de  l’Europe, semant la confusion et le doute sur la capacité de l’Union à se réformer. L’Europe mérite mieux  qu’un accord de façade du couple franco-allemand qui reste  le  moteur indispensable  à  toute  avancée  en  matière  d’intégration européenne.

C’est pourquoi Hervé Morin demande à Paris et Berlin de prendre l’initiative commune de proposer à nos partenaires, lors du prochain Conseil européen des 8 et 9 décembre, la convocation d’une Convention de la zone euro, composée de parlementaires européens et nationaux, et de représentants des Gouvernements des Etas membres de la zone euro. Cette Convention devrait être chargée de remettre, dans un délai  fixé par les Chefs d’Etats et de Gouvernements, les propositions de modification des traités nécessaires à la mise en place d’un Gouvernement économique européen crédible.

http://www.hervemorin2012.fr/

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4 JANVIER 2012: Hervé Morin présente son équipe de campagne

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27.11.11 : Déclaration de candidature d'Hervé Morin à l'élection présidentielle

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